First Recon est en repos, RCT-1 prend les devants le temps d’une mission. Peu de temps après, ils sont envoyés vers un pont, présumé sur, mais la mission va vite tourner à l’échauffourée.

D’Al Hayy à Al Kut, et des chapitres 23 à 25, cet épisode va s’attarder sur un peu d’action, et toujours autant d’incompétence au commandement.

Le choix a donc été de s’intéresser un peu plus précisément à l’attaque du pont d’Al Kut. Jusqu’ici, First Recon n’avait que rarement été au cœur d’une embuscade, à l’écran tout du moins. Depuis l’attaque de Nasiriyah, nous n’avions pas eu de scènes aussi intenses. Il faut dire qu’avec cette partie numéro 5, le scénario se concentre un peu moins sur les exubérances des commandants de missions pour s’intéresser d’un peu plus prêt à la mission, justement.

Encore une fois, la mise en image est assez fidèle aux descriptions du livre, en plus complètes, forcément. Pour cela, arrivé à ce niveau de la mini-série, il n’y a pas vraiment grand-chose à ajouter.

Ce qu’il y a d’un peu différent dans cet épisode, c’est le fait que l’on s’attarde un peu sur d’autres soldats, ou, au moins, il semble qu’un effort, volontaire ou non, a été fait pour que l’on arrive mieux à les discerner. Cette impression vient peut-être du fait que l’on a l’occasion de les voir se balader sans leur casque, ce qui permet de mieux les reconnaître. Il faut quand même avoir bien suivi la série depuis le début – ou avoir lu le livre – pour pouvoir replacer tous les protagonistes que nous croisons. Certes, Encino Man ou Captain America sont devenus assez reconnaissables, autant par leur physique que par leurs actions, mais ce n’est pas le cas de tout les soldats qui ne sont pas chefs d’équipes ou un peu plus élevés dans la chaine de commandement – à l’exception peut-être du Maj. Eckloff, bras droit de Godfather, que tout bon fan de The Wire aura facilement reconnu.

Pour conclure, nous avons là un épisode plus efficace qui insiste un peu moins sur des thèmes déjà bien abordés depuis le début, pour se concentrer sur l’avant, le pendant et l’après d’un combat intensif. Nous arrivons dans la partie la plus intense de ce côté-là, de la série. Bagdad n’est plus très loin, et même s’il y a encore beaucoup de choses à raconter, il ne reste que deux parties.