Après avoir quitté Al Kut, les Marines de la First Recon se reposent, convaincus que pour eux, la mission est terminée, car ils ne sont pas équipés pour l’assaut de Bagdad. Godfather ne veut pas en finir là, et se débrouille pour trouver une mission à ses hommes.

D’Al Kut à Bagdad, du chapitre 26 au 31, la fin est proche pour les Marines du First Recon.

Comme ils pensaient que c’était plus ou moins terminé pour eux, ils vont se détendre. L’épisode commence donc avec quelques évocations des évènements précédents, mais avec toujours cette rengaine sur l’incompétence et la stupidité du commandement. À ce niveau là, la majorité semble résignée sur ce point, seul Kocher montre encore de la hargne, mais il faut dire qu’il se trimballe Captain America, le plus gratiné du lot.

Ils ne font pas grand-chose, donc, mais nous fournissent quand même le lot de dialogues colorés nécessaire à maintenir l’ambiance de la série. Plusieurs évènements vont suivre, à commencer  par l’arrivée des réservistes. Nous n’avons pas toute l’histoire, mais la manière dont cela est présenté, et raconté, est plutôt bien trouvée, et assez divertissante, n’entrant pas dans les détails, mais en donnant assez pour que l’on perçoive l’ampleur du « problème ».

Nous avons ensuite un nouveau barrage routier, mais cette fois, les Marines aident les civils, même si certains viennent les questionner sur leurs droits. S’il y a une chose que Generation Kill a bien explicitée, c’est qu’ici, il n’est pas question de savoir pourquoi ils sont là, pour eux, c’est un métier. Les ordres, c’est tout ce qu’on leur donne, ils n’en savent pas plus, et leur avis n’est pas sollicité.

Bref, un peu d’humanitaire vient de manière un peu grossière appuyer une fois de plus les invraisemblances de cette guerre pour l’armée d’invasion. Gérer des civils, combattre des civils, ce n’est pas naturel, ce n’est pas leur job. Du coup, c’est pour eux une certaine joie d’être envoyé dans une mission où l’ennemi est vraiment un soldat. Ce qui est dommage c’est que cette partie est assez diminuée et beaucoup moins intense dans sa retranscription des combats qu’elle ne l’était dans le livre. J’en attendais beaucoup, et j’ai été un peu déçu. D’ailleurs, à part le fait qu’Alpha tire sur Colbert et ses hommes, que Captain America maltraite un prisonnier, il y a beaucoup de choses qui ont été occultées. Résultat, on perd tout le potentiel visuel et psychologique de ce passage du livre.

Arriver à la fin, c’est arriver à Bagdad. La prochaine partie est donc la dernière, la fin du voyage pour First Recon.