Le moment des Regionals est enfin arrivé et Will découvre que Sue sera l’une des juges du concours. De quoi démoraliser le moral de tout le monde, persuadé de ne plus avoir aucune chance. Will cherche conseil auprès d’Emma et lui avoue qu’elle lui manque.

Autant le dire tout de suite, le final de Glee est chargé en émotion. Il est loin d’être parfait, à l’image d’ailleurs de cette première saison qui a constamment oscillé entre le très bon et le très mauvais, avec un net penchant pour le second dans sa deuxième moitié. Mais pour son dernier épisode, Glee a le cœur a la bonne place et c’est cela qui compte.

Les fameuses Regionals sont donc là et un bon tiers de l’épisode est uniquement consacré aux prestations scéniques des candidats, les élèves de New Directions bien évidemment et ceux de Vocal Adrenaline. C’est malheureusement la partie la moins maîtrisée de l’épisode.

Nos petits chanteurs en lamé or se donnent beaucoup de mal, mais leur côté amateur est bien plus présent ici qu’il ne l’était lors des Sectionals (1.13). Qui plus est, hormis le retour très sympa de l’emblématique Don’t stop believing, les morceaux choisis ne sont pas vraiment à la hauteur. Comme le laisse entendre Olivia Newton-John, l’une des jurées, avoir du cœur c’est bien, mais à ce stade, la technique et le sens de la performance c’est quand même important. Et de ce côté-là, Vocal Adrenaline est bien au-dessus, quoi qu’essayent de nous faire croire les scénaristes. Il suffit de voir la chorégraphie des uns (portés, jetés, retournés) et celle des autres (je tourne sur moi-même et je tape dans mes mains).

Le message de l’épisode, comme son titre l’indique, est un message traditionnel : l’important n’est pas la destination, mais le voyage. Un message délivré dans les larmes, la douleur de l’enfantement, l’amour retrouvé et avec un sentiment profond d’appartenance. Car c’est surtout cela, Glee, un groupe d’outsiders réunis par la force des choses autour d’un désir commun.

Comme la série l’avait déjà fait lors de son final de mi-saison, elle boucle ses intrigues, de façon touchante comme l’accouchement de Quinn ou plus maladroite comme le retour en force des deux couples stars Rachel/Finn et Will/Emma.

Comme le suggère son souvenir de sa nuit avec Puck, Quinn est le personnage qui a le plus évolué et la sérénité qu’elle dégage est à mille lieues de la pimbêche odieuse qu’elle était dans le pilote. Le montage de son accouchement avec la prestation des Vocal Adrenaline est un des moments forts de l’épisode. Pour l’occasion, la série ramène sa mère et fait de cette naissance une ode à la maternité, en croisant les destins de Quinn et de la mère de Rachel. La présence de Mercedes et la force tranquille de Puck sont autant de petites touches dans ce tableau émouvant.

Les couples, eux, se reforment à la sauvette, sur des marches d’escalier ou dans un couloir de lycée. Rachel évite les grands discours et on l’en remercie et le baiser qu’elle donne à Finn sonne enfin comme un vrai gage d’amour tout comme la déclaration désarmante qu’il lui fait avant d’entrer en scène. De leur côté, Will et Emma nous refont le coup du baiser impulsif, ce qu’ils avaient déjà fait 9 épisodes plus tôt. Reste à savoir si cette fois, la série saura garder ses deux couples unis plus d’un épisode !

Et puis il y a Sue, personnage génial au départ qui s’est perdu à force de répétitions. Face aux autres membres du jury, Sue réalise finalement qu’au même titre que les élèves de New Directions, elle est une outsider au milieu des populaires. Une claque inattendue qui conduit à une scène très juste avec Will. Sue prend de la profondeur et c’est tant mieux.

Au final, Glee offre un épisode musicalement peu satisfaisant, mais dont l’émotion sauve le tout. Les deux derniers morceaux, To Sir, with love et Over the rainbow sont deux moments d’une vraie tendresse, pour peu qu’on veuille bien se laisser porter. Le message est naïf, mais il est sincère et si ce n’est pas suffisant pour gagner une compétition, c’est bien assez pour gagner nos cœurs. Pour cette fois, en tout cas.

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