Pour permettre à Artie, Brittany, Mike et Tina d’aller à la finale d’un championnat de culture générale, le Glee Club décide d’organiser une soirée concert. C’est l’occasion pour les « négligés », ceux qui n’ont que rarement le droit à la lumière au sein de la chorale, de briller.

Faire une pause aussi longue (6 semaines pour Glee) est rarement bénéfique à une série. L’épisode de retour, afin de convaincre, et qui plus est à cette période, doit donner le coup d’envoi du final, et donc être à la hauteur de ce qu’il va annoncer. C’est raté pour A Night of Neglect . Malgré quelques bonnes idées et des chansons qui vont relever le niveau, l’épisode possède de grosses lacunes.

La série étant de nature foutraque et assez cartoonesque où il est facile d’y glisser des scènes délirantes,  on imagine bien l’équipe de scénaristes se marrer haut et fort en écrivant la première scène de The League of Doom.  Jane Lynch est comme toujours fantastique en chef de file machiavélique et autoritaire, et les acolytes bras cassés et idiots font le reste du  travail à la perfection. Ce qui s’apprêtait à être un grand moment de lutte entre le bien et le mal fait finalement l’effet d’un pétard mouillé, l’idée, mal et trop peu exploitée, engendre de fait beaucoup de frustrations. Seule consolation, la présence de Terri Schuester dans les futurs épisodes pourrait permettre des scènes mesquines à souhait comme Jessalyn Gilsig sait si bien les faire.

Idem pour Sunshine, la concurrente de Vocal Adrenaline , venue en aide pour le concert, qui après une prestation qui en impose (une si grande voix dans un si petit corps, c’est assez fascinant),  disparaît comme elle est apparue. Difficile de comprendre la logique des auteurs, qui nous ramène le personnage uniquement pour rappeler, après 16 épisodes (soit largement le temps de l’oublier), qu’il constitue bel et bien le plus grand danger des New Directions pour les Nationals. Mouais…

il y a quand même de bonnes choses dans cet épisode. Brittany est bel et bien devenue incontournable, chacune de ses séquences apportant une quantité de très bonnes vannes, et Gwyneth Paltrow en termine (malheureusement) avec son personnage sur mesure, frais, sexy, plein d’humour et de réalisme.

Côté chansons c’est là aussi la bonne surprise, avec, comme la volonté de l’épisode de mettre en avant les seconds couteaux de la chorale, une sélection moins « Top 50 », éclectique et exigeante. C’est reposant d’assister à la représentation de Mike sur Jack Johnson, sans avoir le Glee Club chantant dessus. Et quand le numéro est aussi beau, difficile d’y trouver à redire. De même pour Tina avec  « I Follow Rivers » de Lykke Li ou encore « Turning Tables » d’Adele. Donnons donc du crédit aux programmateurs musicaux de la série pour cette belle audace, que l’on espère réitérée dans le futur.

C’est donc un épisode moyen qui nous est livré cette semaine, mais qui ne manque pas d’intérêt. Il aurait fallu plus de cohérence sur certaines storylines, afin d’emballer le tout, et donner un vrai show de bout en bout. Mais le côté « indé » reste est une belle prise de risque, qui doit être notée à sa juste valeur, surtout avant le retour des tubes de Duck Sauce ou  de Lady Gaga la semaine prochaine, soit tout l’opposé…

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