Glee – Acafellas (1.03)

Lorsque les talents de chorégraphe de Will sont remis en cause, il délaisse le Glee Club pour former son propre Boys Band « Acafellas ». De son côté, Quinn persuade Rachel d’engager un chorégraphe professionnel dans le seul but de les détruire psychologiquement. Et Mercedes a un faible pour Kurt…

Rien de tel qu’un boys band pour faire hurler les filles – et les garçons sensibles – comme si Glee n’était pas déjà la série la plus gay de la rentrée ! Will, ébranlé par sa (fausse) paternité à venir et les critiques de ses élèves, décide de monter son groupe et recrute Ken, le prof de gym, Howard, l’employé de sa femme et Henry, qui vient de perdre ses deux pouces (!). Autant dire qu’Acafellas, à l’image du Glee Club, est un peu particulier. Et pourtant ça marche, même s’il faut reconnaître qu’il y a quelque chose d’étrange et d’un peu perturbant à voir quatre hommes adultes se déhancher dans un salon.

Mais c’est apparemment ce qu’il faut à Will Schuester pour retrouver confiance en lui. La confiance, le cran, les tripes, appelez-le comme vous voulez, mais le thème est là et englobe toutes les intrigues de l’épisode, de Rachel qui revendique sa différence à Kurt qui n’en a pas encore le courage, en passant par le père de Will (formidable Victor Garber) qui regrette de n’avoir jamais fait d’études de droit ou Quinn dont la bravade finale est une véritable surprise.

Mais malgré ses dialogues irrésistibles et ses personnages haut en couleur, Glee peine à trouver son rythme, la faute à une intrigue principale inintéressante (la fausse grossesse de Terri) et à des gamins mal exploités. Avant de faire intervenir les seconds rôles, il aurait peut-être été utile de se concentrer sur les principaux, à savoir les 6 membres initiaux du Glee Club et l’idée même d’Acafellas aurait certainement mieux fonctionné en milieu de saison. Parce que si Will doit abandonner le club à chaque nouvelle contrariété, ça risque de nuire sacrément à la crédibilité du personnage.

Ce qui fonctionne mieux, en revanche, c’est la relation entre Mercedes et Kurt ou comment une fille qui a désespérément besoin d’être aimée refuse de reconnaître les évidences. La plupart des filles se reconnaîtront, c’est le genre de méprise qui arrive au moins une fois dans une vie. Son numéro musical, entourée des pompom girls, est une petite réussite et si les scénaristes se débrouillent bien, ils ont là un « couple » au potentiel énorme.

Après Quinn l’épisode dernier, c’est au tour de Puck de révéler ses talents de danseur/chanteur et son désir immodéré pour les couguars, ces fameuses quadra au féroce appétit sexuel. Si on se posait la question, ces gamins ont été engagés pour autre chose que leur physique (même si dans le cas de Puck, ça a du aider) et compte tenu de leurs capacités, il y a quelque chose d’un peu frustrant à ne pas voir davantage de montage et de chorégraphie.

A noter également le caméo plutôt amusant de Josh Groban qui nous épargne les vocalises, dans mon monde c’est un plus.

L’un dans l’autre, un épisode qui s’inscrit dans la lignée du précédent mais ne retrouve pas de la superbe du pilote. Le point positif, c’est que les problèmes de post-synchro se sont arrangés. Pour le reste, on attend de voir.

avatarUn article de .
1 commentaire