Glee - Ballad (1.10)

Will propose un exercice à ses élèves qui leur permettra d’exprimer leurs émotions, mais ne sait pas comment réagir lorsque Rachel développe des sentiments pour lui. Kurt encourage Finn à ne plus taire ce qu’il ressent et les parents de Quinn décident d’inviter le petit-ami de leur fille à dîner.

Cette semaine Will, sous prétexte d’un exercice musical, associe ses élèves deux par deux, dans le but de les voir exprimer leurs émotions secrètes. Le titre de l’épisode et la consigne promettaient de savoureux morceaux, mais Glee a décidé cette semaine d’en faire le moins possible et ce qui en ressort d’un point de vue personnel, comme musical, est bien en deçà du potentiel de départ.

Associée à Will, qui remplace un de ses gamins, Rachel se découvre soudain animée d’une passion brûlante pour son professeur. Will, qui pour une fois a les yeux en face des trous, ne sait pas quoi faire pour l’éconduire en douceur et se tourne vers son autre groupie, Emma. Les petits duos entre le professeur et l’élève, où chacun fait passer son message à l’autre en chanson, sont assez amusants, que ce soit Will avec son Don’t stay so close to me ou Rachel et son Endless love. Ces deux-là démontrent une nouvelle fois toute l’étendue de leur talent vocal et c’est agréable de les voir engagés dans autre chose qu’un nouveau conflit.

Dans une intrigue collatérale, complètement inutile, on découvre que Will a déjà eu affaire à ce genre de béguin envahissant. Sarah Drew joue Pepper, la gamine obsédée qui essaye de mettre fin à ses jours en avalant un piment noir. Assez consternant même au second degré. La réaction de Teri en revanche est plus amusante lorsqu’elle décide de rentabiliser le béguin de Rachel en lui faisant récurer l’appartement.

L’autre association au centre de l’épisode, c’est l’amitié improbable entre Finn le demeuré et Kurt son soupirant. Le trait est forcé, comme toujours lorsqu’il s’agit de Kurt, mais la relation fonctionne. Poussé par ce dernier qui a de l’amour une notion qui frôle l’abnégation, Finn entreprend de chanter tout ce qu’il ressent, de son amour pour sa fille à naître à celui qu’il éprouve pour Quinn. Évidemment comme c’est Finn, ça tourne à la catastrophe et non seulement sa mère découvre son petit secret, mais les parents de Quinn aussi.

Le rôle des parents dans la série a toujours été assez vague, à l’exception du père de Kurt, et on se demandait comment des parents pouvaient passer à côté de la grossesse de leur fille. L’épisode répond à la question en nous présentant les Fabray (Gregg Henry et Charlotte Ross), petits bourgeois catholiques coincés dans une parodie de couple des années cinquante où Monsieur règne sur le foyer et où Madame joue les boniches en noyant sa condition d’esclave dans l’alcool. On rit jaune et on se prend d’une soudaine sympathie pour cette pauvre Quinn. On rit moins lorsque ce nigaud de Finn clame en musique qu’il est fier qu’elle porte son enfant. La ballade romantique est certainement le moment le plus embarrassant de l’épisode. Papa Fabray avec l’horrible consentement silencieux de sa femme fout sa gamine dehors malgré le plaidoyer émouvant de sa fille. Tout ça est assez glauque et légèrement ennuyeux.

Au final, Ballad ne délivre pas grand-chose, sur le fond comme sur la forme. Les autres associations sont minimalistes comme celle de Mercedes et Puck où ce dernier avoue – on ne sait trop pourquoi – qu’il est le véritable père du bébé de Quinn, quand elles ne sont pas complètement passées à la trappe. Frustrant. Une fois encore Glee démontre son incapacité à produire des intrigues consistantes. L’épisode est brouillon, les scènes mal amenées et il devient lassant d’attendre les toutes dernières minutes pour voir un numéro musical correct.

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