Rachel organise une fête chez elle, qui tourne rapidement à la débauche. Au même moment, le principal Figgins demande à Will de monter un spectacle sur les dangers de l’alcool avec le Glee Club.

S’il y a bien quelque chose qu’on ne peut pas reprocher à Glee, c’est sa manière d’aborder frontalement et sans détour les sujets dits « délicats ». L’homosexualité, la religion, le culte du paraître, et aujourd’hui l’alcool : autant d’épisodes casse-gueule, mais rarement ratés, comme vient le prouver ce « Blame it on the Alcohol ».  Si le fameux Binge-Drinkin’ (traduit en français par quelque chose comme « Biture Express ») n’est pas un phénomène nouveau pour les adolescents, mais bien pour les pouvoirs publics, l’épisode ne va graviter qu’autour de cette thématique. Et s’en emparer avec brio, sans moraliser ou dénoncer.

D’ailleurs, comment faire la lecture aux ados quand, grâce à l’alcool, les adultes s’amusent autant ? Et si les grandes Rock stars de ce monde en sont aujourd’hui, l’alcool (entre autres) ne les auraient-elles pas aidé à en arriver là ? Si l’épisode n’est évidemment pas exempt de clichés (la country est donc bel est bien une musique de buveurs de bière, le port de lunettes est obligatoire après une cuite,…), il va quand même réussir à se sortir des pièges tendus par son comique de situation et son entrain légendaire. Le parfait exemple est le  « Tik Tok » de Ke$ha, montrant encore une fois le potentiel énorme de Brittany. Heather Morris devient LA numéro 1 dès qu’il s’agit d’interpréter une icône blonde de la pop culture. On ne s’en plaindra pas, elle le fait  merveilleusement bien.

Et les annonces formulées par le dernier épisode prennent aussi place, ce qui ne gâche rien. Rachel se sert de sa confusion sentimentale pour trouver l’inspiration, Sue cherche la moindre faille pour détruire Will, les aller-retour amoureux (avec Finn au centre), tout y est. C’est donc une vraie cohérence qui se dégage de l’épisode. Les défauts seront, comme d’habitude, à chercher du côté réaliste des situations.

La grosse ficelle du message téléphonique de Will semble bien facile, ne servant qu’à faire exister  Sue dans cet épisode. Et plus tôt, son discours sur l’alcoolisme futur du prof de chant est certes drôle, mais pas très bien amené, ne faisant qu’appuyer encore la thématique de l’épisode. Ça manque donc de subtilité et de crédibilité, mais Glee ne s’est jamais positionnée en tant que tel. Il n’y a qu’a voir la texture (et la couleur) du vomi…

On se dirige donc lentement mais sûrement vers les phases finales de qualifications, en réussissant à faire progresser les intrigues, et en même temps produire un épisode rythmé, drôle et pertinent. Une belle performance, qui appuie encore le talent des acteurs (Dot Jones, encore une fois formidable) et tient en haleine de bout en bout. Vivement la suite.

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