Emma et Will, afin de redonner le moral à une Sue au plus bas, décident de l’inclure dans le Glee Club. De son côté, Sam, pour tenter de ramener l’attention de Quinn, déploie les grands moyens et passe du côté Bieber de la force…

Sam : Who’s more Rock’N’Roll than Justin Bieber ? No one. That’s who.

Glee accueille (presque) Justin Bieber !!! Annoncé comme un Special puis annulé pour cause de bronca gleek, Comeback s’offrira donc juste deux chansons de l’idole à mèche. De quoi ne pas trop affoler les anti, et enthousiasmer les pro. Si l’utilisation de morceaux (ou plutôt hits planétaires) du jeune canadien avait de quoi faire peur, force est de constater que leur placement dans l’épisode et la gestion de cette storyline se révèlent assez pertinents. Sans se dégager du second degré inhérent au show (quelques blagues bien senties sur la fameuse coupe de cheveux ou sur l’âge des fans du Biebes), Ryan Murphy propose une « analyse » assez juste en affirmant que oui, Justin Bieber est un phénomène générationnel complètement opaque aux plus vieux, mais que ces Teen Idols ont toujours existé, et qu’ils sont en quelque sorte les représentants d’une époque. De plus, on ne remerciera jamais assez Glee d’avoir rendu ces chansons meilleures et plus audibles que les bouillies auto-tunées de la popstar

C’est donc un bon point pour l’épisode, qui va livrer moins d’humour que les précédents, mais plus de finesse et de temps de jeu aux acteurs. De ce côté, c’est encore une fois Lauren Zizes qui sort victorieuse, remportant toutes ses séquences par K.O., et avec en prime une chanson en solo, symbole ultime de l’intégration au Glee Club. S’il est clair que la voix ne pourra que s’améliorer (ce qui rend le numéro plutôt touchant), le charisme est déjà bel et bien présent. La relation qui se développe avec Puckerman laisse présager quelques beaux et/ou désopilants passages.

L’épisode aborde donc de front certaines problématiques propres à l’adolescence, comme la versatilité des sentiments ou la chasse à la popularité (même si cette partie, qui concerne Rachel, n’est pas d’un grand intérêt). On pourrait penser que ces va-et-vient permanents amoureux et relationnels sont assez clichés et exagérés, mais sont là aussi plutôt en phase avec la réalité de son public cible. Quand Glee se met à parler sérieusement, la série rate rarement son coup, preuve en est encore aujourd’hui.

Il faut également aborder l’autre partie de l’épisode, puisque le comeback du titre est principalement celui de Sue. Si son passage au Glee Club manque un peu de cohérence (un an et demi de vacheries et de coups bas auraient vraiment du annihiler cette possibilité), il permet cependant d’offrir un très bon numéro musical, « Sing » de My chemical Romance, et déclenche un évènement qui suscite une vraie curiosité : la création future d’un premier morceau original en vue des Regionals. Alléchant. Pour terminer sur Sue, qui se voit encore une fois offrir une rédemption facile, en la replaçant dans un contexte humain (ici l’hôpital, sinon sa sœur malade), sa nouvelle fonction, à défaut d’être crédible, a au moins le mérite d’être cohérente avec le personnage et ses objectifs : exterminer la chorale, et faire de la vie de Will un enfer. Avouons-le, Sue Sylvester est franchement meilleure dans le rôle de l’ennemi juré.

C’est donc un épisode qui « casse » la dynamique établie par les derniers opus, notamment en termes de rythme. L’approche des Regionals et la préparation des nombreux enjeux dramatiques qui vont en découler y sont certainement pour quelque chose. La nouvelle coach des Aural Intensity, la concurrence de Kurt et Blaine chez les Warblers, plus les tensions sentimentales du groupe (et du prof, pas de doutes là-dessus)…Allez, on y croit : si tout cela est bien mené, ça devrait être EPIQUE.

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