Un ancien camarade de Will arrive au lycée pour un audit budgétaire et décide de supprimer le Glee Club. Jesse est de retour et pousse Rachel à retrouver sa mère biologique. Tina découvre qu’Artie rêve de danser et l’encourage à ne pas abandonner ses rêves.

Nouvel épisode spécial pour Glee cette semaine, et ce, à plus d’un titre. D’abord parce qu’il est réalisé par Joss Whedon, qu’il est inutile de présenter, et ensuite parce qu’il accueille Neil Patrick Harris, le Barney de How I Met Your Mother, en guest-star. Mais surtout parce que pour une fois Artie et Tina ont droit à une vraie intrigue. Et il était temps de faire quelque chose avec ces deux-là. Même Brittany et Santana, pourtant personnages en toile de fond à l’origine, ont plus de lignes de dialogue qu’eux !

Artie et Tina, donc, occupent le devant de la scène avec une histoire pleine de bons sentiments, mais qui n’en fait pas trop. Artie rêve de danser, Tina l’encourage mais quand la moelle épinière est foutue, elle est foutue ! C’est assez triste de voir ce gamin vouloir sortir à tout prix de sa chaise, se vautrer et rêver de jours meilleurs. Emma fait d’ailleurs son retour pour le conseiller avec beaucoup de pudeur. Le numéro musical dans le centre commercial, filmé très adroitement comme un de ces flashmobs très à la mode, est vraiment réussi et la chute finale n’en est que plus difficile pour Artie.

Autre intrigue, autre couple, Jesse est de retour après l’humiliation de Run, Joey, Run et Rachel est sur un petit nuage. Le nouveau chanteur star de New Directions, dont on sait bien qu’il est un agent infiltré pour le compte de Vocal Adrenaline, pousse sa petite amie a découvrir qui est sa mère biologique. Rachel hésite et délivre au passage quelques répliques hilarantes. La révélation surprise est digne d’un soap, mais offre un très beau duo musical imaginaire entre la mère et la fille. Les répercussions risquent d’être énormes dans les 3 épisodes à venir, ce qui veut dire que Rachel risque de beaucoup crier et pleurer, le tout en chanson, préparez vos oreilles !

La dernière intrigue porte sur Will le mollasson, Will le brave et gentil prof de chant, Will dont on désespère de le voir un jour devenir intéressant. C’est un peu systématique de mettre le club en danger et d’avoir Will, en preux chevalier, qui vole au secours de ses petits en se sacrifiant au passage. Si Finn est le brave idiot congénital, Will est le niais au cœur tendre, ça fait beaucoup de gentillesse tarte dans une même série. Heureusement, Matthew Morrison est un vrai performer, comme il le prouve une fois de plus dans cet épisode.

Comme la série a épuisé tous les ressorts possibles du conflit avec Sue, les scénaristes introduisent le personnage de Bryan Ryan, ancien rival de Will, égocentrique, amer et vraie bête de scène. On n’en attendait guère moins de NPH dont les talents de chanteur ont été mis à contribution cette année dans How I met your Mother. Le duo qu’il forme avec Will sur une chanson d’Aerosmith est un pur moment de plaisir. Mais grosso modo, le personnage n’est qu’une menace en l’air et ne sert pas franchement à grand-chose. Glee fait une nouvelle fois de plus l’erreur de se mettre au service de sa guest en créant une intrigue factice plutôt que mettre son acteur star au service de l’histoire.

Au final, ce nouvel épisode délivre quelques moments sympathiques et touchants, mais souffre de son côté « spécial ». La semaine prochaine, ce sera encore un spécial, Lady Gaga est à l’honneur. Reste à espérer que ce ne soit pas aussi mauvais que le spécial Madonna ! Glee devrait vraiment apprendre à se concentrer sur ses histoires sans chercher à en faire trop. À avoir trop conscience d’être un phénomène, elle en devient très énervante.

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