Will signe enfin les papiers du divorce, ce qui le déprime considérablement. Parce que les Vocal Adrenaline, menés par Jessie qui découvre son vrai visage, se sont incrustés dans leur auditorium, Finn et Puck crèvent les pneus de leurs voitures, ce qui les oblige à prendre un job dans la boutique de Terri pour payer les dégâts. Sue fait une réflexion de trop à Will qui décide de se venger de façon cruelle. Tout le monde déprime et le devoir de la semaine est de chanter du funk.

Alors même qu’il ne reste plus qu’un épisode avant les Regionals, Glee rate la marche et se vautre royalement. Ce nouvel épisode n’a aucune unité et, pire que tout, est musicalement chiantissime. Pas l’ombre d’un numéro pour rattraper l’autre et c’est bien une première !

Il faut dire que la thématique du jour tourne autour du funk, un style qui n’encourage pas la performance vocale ni même artistique. Mais l’épisode insiste, multiplie les tentatives et répète le mot jusqu’à overdose. Sérieusement, combien de fois est-il humainement possible de placer le mot Funk dans les dialogues ? Quoi qu’il en soit, sur ses 6 numéros, il n’y a que les Vocal Adrenaline pour offrir une prestation convenable et encore, rien d’extraordinaire. Will joue les séducteurs sur un morceau ringard en agitant ses fesses de façon assez peu virile et Finn et Puck se prennent pour des funkeurs/rappeurs, un style dans lequel ils semblent être assez à l’aise, dommage que ce ne soit pas vraiment télégénique. Bref, mes oreilles n’aiment pas. Mes yeux non plus.

Au niveau intrigue, c’est le patchwork le plus désordonné : Terri fait son grand retour et s’amourache de Finn, Jessie humilie Rachel, Will se venge de Sue, Quinn ne supporte plus le regard des autres, Puck joue les durs et les Cheerios remportent leur compétition. C’est beaucoup, c’est trop.

Pourtant, il y a des moments très sympathiques, comme la relation Quinn/Mercedes. Si sa version de A man’s world n’est pas une réussite, Quinn en revanche excelle dans les petites scènes émouvantes. Son amitié naissante avec Mercedes, amorcée dans Home (1.16), prend ici une nouvelle tournure et c’est une excellente idée. L’autre idée potentiellement porteuse, et ça me fait un peu mal de l’admettre, c’est le retour de Terri et le regard ambigu qu’elle pose sur cet idiot de Finn qui lui rappelle un autre idiot dont elle vient de divorcer, Will. Voilà qui pourrait donner lieu à quelques scènes explosives. Du coup on se demande où a bien pu passer Emma, aux abonnés absents depuis plusieurs semaines. La série manque de romance guimauve ces temps-ci.

Là ou par contre l’épisode fait dans la surenchère c’est avec Will et Sue. À trop en avoir fait au registre de leur éternelle petite guéguerre de territoire, les scénaristes nous feraient presque prendre les personnages en grippe. Le plan diabolique de Will pour se venger de Sue n’est même pas amusant et on a du mal à croire que Sue, redoutablement intelligente, puisse se laisser avoir aussi facilement. C’est aussi crédible que la relation entre Puck et Mercedes, 4 épisodes plus tôt… Heureusement, les interprètes aident à faire passer la pilule et on serait presque ému par le discours de Sue sur sa solitude pesante et son besoin d’amour.

Et tant qu’on est dans les relations qui ne fonctionnent pas, le couple Jessie/Rachel prend fin de façon abrupte et grossière. On croyait pourtant le garçon amoureux, et il semble l’être toujours, mais les ellipses habituelles de la série font que les moments intéressants sont ignorés au profit de chansons sans étincelle. Rachel est certainement pénible, mais elle sait qui elle est et où elle veut aller, ce qui ne semble pas être le cas de Jessie qui cède à la pression du groupe. L’humiliation par les œufs est une scène assez cruelle. Mais la rupture manque d’éclat.

Pour son avant-dernier épisode, Glee reprend ses mauvaises habitudes et présente un épisode brouillon. Espérons que ce ne soit qu’un faux pas avant le final qui a sacrément intérêt à être à la hauteur pour me décider à revenir la saison prochaine.

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