Glee - Hairography (1.11)

Will rencontre ses homologues des lycées avec lesquels McKinley High est en compétition. Terri commence à se poser des questions sur son mensonge. Quinn laisse une chance à Puck de prouver qu’il peut être là pour elle et Kurt relooke Rachel pour qu’elle puisse séduire Finn.

Comme souvent dans Glee, l’épisode du jour a une thématique et cette fois-ci ce sera la distraction.

Will, persuadé que Sue mijote quelque chose, se renseigne sur la concurrence et découvre, éberlué, le numéro musical des délinquantes de Jane Adams High. Effectivement, leur Bootylicious est plutôt énergique, mais comme le dit Rachel, leur mouvement de cheveux (qui donne son titre à l’épisode) est surtout une façon de distraire le public pour qu’il ne remarque pas le reste. Comme d’habitude, Will va mettre l’épisode à comprendre et obliger au passage ses élèves à réaliser un mash-up humiliant de Hair et Crazy in love, perruques à l’appui. Ses élèves ont du talent, il serait temps qu’il croie un peu plus en eux. Sue en tout cas a l’air d’y croire davantage puisqu’elle se démène pour saboter leurs chances de gagner. C’est du Sue assez classique et ça n’a rien de surprenant. Ce qui l’est plus c’est d’engager Eve, en directrice d’école, et de ne pas la faire chanter.

Du côté des grossesses, Terri et Quinn cherchent toutes les deux à mettre un peu d’ordre dans leurs affaires. Ces deux intrigues sont certainement ce que la série a de pire à offrir, mais l’épisode montre une Terri qui commence – enfin ! – à se remettre en question. Vu la haine suscitée par le personnage, c’est ce qui pouvait lui arriver de mieux. C’est bien évidemment sans compter sur sa sœur, qui a tôt fait de tuer ses hésitations dans l’œuf. Terri essaye de détourner l’attention de Will avec sa voiture d’ado et Will prouve qu’il est un homme responsable en la vendant pour un modèle familial. À ce niveau-là, rien ne peut racheter le personnage de Terri.

Pendant ce temps Quinn se demande si elle ne devrait pas choisir Puck et garder le bébé. Terri, paniquée, l’envoie garder ses horribles neveux dans l’espoir de la dégoûter des gosses. C’est que ces gamins sont tellement atroces qu’ils dégoûteraient n’importe qui d’en avoir. Mais qui pourrait résister au charme de Puck et à la reprise ô combien appropriée de Papa don’t preach ? Si seulement la série pouvait donner sa chance à ce joli couple, mais non, le côté womanizer de Puck revient dans la tête de Quinn comme un boomerang et la jeune fille décide de reprendre son plan initial : donner le bébé à Terri et garder Finn à ses côtés. Mieux vaut un idiot fidèle qu’un bad boy séducteur. Cette hésitation continuelle commence sérieusement à devenir pénible et il est grand temps que tout le monde accouche, que ce soit d’un bébé ou de la vérité.

De façon à passer la soirée avec Puck, Quinn éloigne Finn en le jetant dans les bras de Rachel relookée par Kurt. Oui, vous pouvez le dire, c’est tiré par les cheveux. Mais voilà, Kurt découvre les sentiments de Rachel pour Finn et décide de saboter le plan en la transformant en clone vulgaire d’Olivia Newton-John. Comment autant de monde peut se battre pour les faveurs de Finn reste un mystère, mais l’intrigue réussit au final à rapprocher Rachel et Kurt, les divas insupportables, dont le petit cœur brisé est leur plus grand point commun.

Je reste toujours surpris par la façon dont les intrigues se croisent rendant la narration de l’épisode à la fois complexe et bancale. Depuis le début la série évolue dans de l’à-peu-près, que ce soit en terme d’intrigues ou de construction de personnages, c’est assez déconcertant. Quoi qu’il en soit, si Hairography patine niveau scénario, il assure niveau musical avec l’étonnant et fort touchant Imagine, chanté en chœur par les élèves de New Directions et ceux de l’école pour sourds et la reprise de True Colors portée par la voix attendrissante de Tina.

Guest : Eve

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