Rachel et le reste du Glee Club découvrent qu’avoir remporté les Sectionnals ne change rien à leur image de marque. Maintenant qu’il sort plus ou moins avec Rachel, Finn se sent hors du coup et ne sait pas comment retrouver la forme. Will et Emma sont sur un petit nuage. Sue revient en force, décidée à anéantir Will et son Glee Club.

Après des mois de pause, Glee revient et comme le dit Artie dans son résumé, à moins de vivre dans une grotte ou en taule, il était difficile de passer à côté. Au point que la campagne promo pour son retour finisse légèrement par agacer. Mais ne partons pas négatifs, la première moitié de la saison a eu de bons moments, de quoi nous laisser espérer le meilleur pour la suite.

Sauf qu’on comprend très rapidement que cet épisode va servir essentiellement à ramener les intrigues à leur point de départ. Que ce soit la romance entre Will et Emma, celle entre Rachel et Finn, les manigances de Sue ou l’épée de Damoclès brandie au-dessus du Glee Club par le principal Figgins, tout, absolument tout reprend sa place initiale. Et ça énerve.

Côté musical, la thématique de l’épisode réside dans un choix de chansons comportant le mot Hello. Du Hello de Lionel Richie, très joliment interprété par Rachel et Jesse au Hello, Goodbye des Beatles en passant par Hello, I love you des Doors, étonnement bien interprété par Finn, la série assure son quota de numéros musicaux. C’est en général le registre dans lequel elle assure le plus et c’est parfois même le seul.

Donc tout ce petit monde est de retour et si l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous, on peut toutefois saluer les auteurs pour avoir mis Brit et Santana au premier plan. Ces deux-là ont certainement les meilleures répliques de l’épisode et sont à mourir de rire.

Le personnage de Terri, tant haï, est aussi de retour dans une scène savoureuse où elle torture cette pauvre Emma. Fini de jouer les gentilles épouses, Terri peut enfin laisser éclater la garce qu’on a toujours su qu’elle était et c’est tant mieux car c’est clairement un registre dans lequel Jessalyn Gilsig excelle.

Celle dont on se lasse en revanche c’est Sue. Réintégrée grâce a une répugnante manigance (je suis traumatisé par la vision de Figgins, doublure officielle de Chewbacca), Sue est encore plus déterminée à détruire Will. En utilisant les mêmes menaces et en se servant des deux mêmes espionnes. Ca valait le coup de la vaincre à la fin de la mi-saison.

Mais le plus gros problème de l’épisode et j’ai même envie de dire de la série, c’est son couple star. Rachel et Finn ne sont pas des personnages attachants. Ils sont drôles au second degré, elle avec son égo démesuré, lui avec sa bêtise congénitale mais en terme de romance, ces deux-là ne véhiculent rien. Pas d’alchimie, pas d’étincelles. A croire qu’il y a du vrai dans la théorie selon laquelle un couple cesse d’avoir du potentiel dès qu’il existe hors écran.

Heureusement, celui formé par Will et Emma a autrement plus de charme. Difficile de ne pas se laisser attendrir par leur slow amoureux au milieu du salon, par leur maladresse, par les tics d’Emma et sa virginité surprise. Comment séparer un couple qui s’aime alors ? Rien de plus simple, avoir recours au désormais classique rebondissement à la Joey Potter. Will doit se trouver lui-même avant de pouvoir être avec quelqu’un d’autre. C’est facile mais Matthew Morrison et Jayma Mays réussissent à vendre le tout avec émotion. Et puis lorsqu’on voit que Will saute sur la coach des concurrents de son club à la première occasion, c’est certainement une issue préférable, plutôt que de faire du personnage un véritable salaud.

Au final, ce retour, plutôt attendu par les fans, est assez décevant. L’arrivée de Jesse, l’espion des Vocal Adrenaline, est la seule nouvelle intrigue mise en place, le reste de l’épisode s’évertuant à effacer ce que les 13 premiers ont établi. Au risque de paraître blasé, après 3 mois d’absence, si c’est tout ce Glee peut faire, c’est beaucoup de bruit pour rien.

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