Kurt est de plus en plus victime de harcèlement de la part de la brute du lycée. Sam ne sait pas comment faire pour éviter d’être trop excité quand il est avec Quinn, et demande conseil à Finn, ce qui va mettre en danger le Coach Beiste.

Glee nous la joue à pile et face en ce moment. Il est surprenant de voir que ce début de saison enchaine une fois sur deux les épisodes « spéciaux », et les épisodes  « narratifs ». Après le spécial Rocky Horror, revoici les intrigues, les progressions, et les interactions entre (quasiment) tous les personnages. L’épisode va même se doter d’une tonalité plus grave que précédemment, et aborder des thèmes assez sérieux.

Il est intéressant de constater, même si c’est encore une jeune série, que Glee est déjà capable de jouer sur sa propre mythologie. Ainsi, on revoit avec délectation cette image furtive de Finn en train de renverser quelqu’un alors qu’il est en train de conduire, pensée dont il se sert quand il veut éviter de s’enflammer trop vite lors de ses câlins. Cette autoréférence marque bien la volonté du show de faire plaisir à ses fans et de capitaliser sur tout ce qu’elle déjà installé depuis bientôt  30 épisodes.  Mais en réussissant à se défaire rapidement de ce gimmick, et à le tourner en dérision (toutes les séquences avec le coach Beiste, complètement surréalistes), on constate également que Glee peut faire preuve d’inventivité et de maturité.

De maturité, il en est question tout au long de l’épisode, entre le retour de Puck de prison, qui va prendre sous son aile « protectrice » Artie ; et Kurt, qui va devoir affronter ses démons, qui ont la forme (et la carrure) du Brutus du lycée Mc Kinley : Dave Karofsky. Si les premiers offrent une situation plutôt convenue (une rédemption trop opportuniste pour être honnête, du déjà vu donc), l’intrigue concernant Kurt est plus digne d’intérêt. La sempiternelle question de l’acceptation des différences est un terrain de jeu  gigantesque dans une série lycéenne. C’est l’époque où l’on peut commencer à être enfin qui l’on veut (pour ceux qui se sont déjà trouvés, comme Kurt donc), mais certains (ceux qui le savent pas encore, comme Dave) ne sont pas prêts à l’accepter. Encore une fois, Glee s’offre une vraie réflexion sur l’homosexualité et la perception qu’en ont les ados.  Parfois un peu clichée, souvent touchante, jamais traitée à la légère, Glee joue la constance et la sincérité, ce qu’on ne peut pas lui reprocher.

Et si les discours un brin moralisateurs sur la beauté intérieure sont éculés et pas du tout inédits, on se rattrapera sur une séquence courte, mais salvatrice de méchanceté gratos, grâce à Sue et ses canons à confettis. C’est la magie de Glee, savoir jouer la carte du divertissement un peu conservateur cher à FOX, tout en déjouant certains pièges, et jouir, par petites touches, de moments punk.

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