Après la victoire aux Sectionals, le Glee Club doit affronter la compétition des Warblers et d’Aural Intensity lors des Regionals. Pour se démarquer, tout le monde, et plus particulièrement Rachel, va tenter d’écrire une chanson originale…

C’est donc le moment tant attendu, celui qui avait vu la première saison se terminer sur une défaite,  quand le Glee Club, au prix d’une compétition acharnée, avait fini dernier du concours : Les Regionals sont de retour. Mais quand cette compétition faisait office de season finale l’année dernière et permettait un suspense relativement important, ici les objectifs sont clairs depuis le début de cette saison 2 : New York et les Nationals. C’est donc un épisode sans enjeu, ce qui, au-delà de ses qualités, l’empêche d’être vraiment passionnant…

D’autant plus que les auteurs ne font rien pour nous créer une quelconque tension. Malgré la promesse d’un combat sans merci avec Sue Sylvester aux manettes d’Aural Intensity,  la guerre semblait déjà perdue, puisque rien dans les épisodes précédents n’avançait les préparatifs du Coach tyrannique pour mettre des bâtons dans les roues de Will. La prestation de la chorale sera donc à l’image de tout ça : insipide et sans intérêt.

C’est évidemment ailleurs qu’il faut aller chercher les bonnes idées. Annoncées depuis quelques épisodes, les chansons originales du Glee Club seront LE sauveur, des morceaux de Pop bien sentis et qui viennent du cœur. L’épisode va en profiter pour sortir une séquence inspirée et vraiment fun, où tout le monde cherche à chanter SA chanson originale. Santana louant les lèvres pulpeuses de Sam, Puckerman s’extasiant sur le gros c…œur de Lauren, les délires des auteurs se fondent parfaitement dans l’esprit récréatif de Glee, encore à la recherche du morceau parfait. Qui finira, grâce au soutien du professeur, par naître.

Et donc, elles sont comment ces « Original Songs » ? Eh bien pas mal. « Get It Right », écrite et interprétée par Rachel, est une balade efficace, comme on en voit beaucoup (trop ?) dans les classements musicaux. Censée refléter l’état d’esprit de la chanteuse, fatiguée de ne pas voir ses efforts récompensés (notamment pour récupérer Finn), la chanson remet sur le devant de la scène la diva, qui n’avait eu de moments de gloire depuis belle lurette, soit assez longtemps pour apprécier à sa juste valeur ce « retour en grâce ».

Et la deuxième chanson, « Loser Like Me », s’offre une rythmique  plus entraînante, et bénéficie de l’effet de groupe qui manquait sur le morceau de Rachel. Prenant à contre-pied toute la thématique des perdants que sont censés être le Glee Club, les paroles positives et la mise en musique très efficace permettront sans doute (sans atteindre le niveau du « Don’t Stop Believin’ » de la saison 1) à cette chanson de devenir l’hymne officiel de la chorale de Mc Kinley, et de la réentendre par-ci par-là, et pourquoi pas en fin de saison, lors du vrai concours…

Un épisode forcément très musical, mais qui glisse quelques petites informations sur la fin à venir. Sans tergiverser très longtemps pour cause de musique omniprésente, on entrevoit une réelle suite à la déclaration de Santana quant à ses sentiments envers Britany, ainsi que le duel à mort auquel vont se prêter Rachel et Quinn. De ce point de vue, l’ancienne «prom queen » se révèle machiavélique et futée, et donne sérieusement envie de voir la suite. Dianna Agron, pas franchement exposée en cette saison, pourrait devenir l’intérêt principal de ces derniers épisodes à venir.

Malgré le peu d’enjeux cette année, ce genre d’épisodes devrait rester un événement, et élever le niveau, tant du point de vue narratif que visuel. Sans être pour autant mauvais, c’est raté pour cette fois. Il faudra malheureusement attendre le concours national pour enfin voir une compétition épique cette saison. Il semblait cependant logique de franchir ces formalités de Sectionals et Regionals pour avoir, on l’espère, une fin de saison grandiose, pop et passionnante.

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