Glee - Pilot (1.01)

Will Schuester, qui appartenait au Glee Club dans sa jeunesse, décide de reprendre le flambeau en tant que professeur à McKinley High School. Seulement, il se retrouve avec des jeunes socialement non intégrés et la nécessité de trouver un chanteur, appartenant aux élèves dits populaires, pour réussir à maintenir le groupe à flot, alors que sa femme désapprouve sa décision.

Quand la FOX a annoncé le projet, avec un lancement après American Idol, je me suis dit qu’elle tenait là une idée en or. Pas que je sois friande de ce type de séries, loin de là, mais il faut reconnaître que sur un plan marketing, le directeur des programmes a dû avoir les dollars dans les yeux quand Ryan Murphy a frappé à sa porte.

Ma plus grosse erreur fut d’avoir regardé l’ « extended trailer » d’une durée de 4 minutes, qui vous résume quasiment tout l’épisode, car il faut bien avouer que le reste est pas mal composé de clichés.

Nous sommes introduits au monde du Glee Club à travers Will, professeur et ancien chanteur d’un club dans sa jeunesse. Il est passionné et a envie d’offrir au groupe de son école l’opportunité de briller. Seulement, ce dernier est composé de losers, comme les adolescents populaires de l’établissement scolaire doivent les qualifier. Moi, je les définirais simplement comme des stéréotypes : nous avons l’handicapé-nerd, le gay, la Noire, l’Asiatique, le joueur de football, et la diva. On ne peut pas faire plus codifié, que s’en est limite insultant.

Le gros défaut de Glee est son abus de scènes prévisibles, d’humour lourd, et de – malheureusement, je me vois dans l’obligation de répéter le mot – stéréotypes. De ceux qui peuplent notre écran, à ceux dont est capable Ryan Murphy. Pour ce dernier point, le personnage de Jessalyn Gilsig, qui incarne la femme de Will, illustre très bien le propos : elle possède tous les défauts ou presque d’un protagoniste sorti de l’esprit du créateur de Nip/Tuck. Elle est donc détestable très rapidement.

Glee a par ailleurs beaucoup de chemin à faire : si le pilote se laisse regarder, si je peux passer sur le manque d’originalité musicale dans un premier épisode (ce qui est compréhensible, même si, il faut savoir, ce n’est pas le genre que j’écoute réellement), en tant que série, il va falloir qu’elle s’affirme et réussisse à prouver qu’en dehors de ses numéros de chant, elle peut tenir la route. Le pilote ne nous oriente aucunement dans cette voie. Si ici, on nous montre que cela fonctionne sur le plan musical, en termes de drame, pour le moment, c’est une tout autre discussion.

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CaroleC
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