Glee - Sectionals (1.13)

Le moment de la compétition est arrivé et les élèves découvrent que leurs concurrents leur ont volé leurs chansons. Rachel avoue à Finn qu’il n’est pas le père du bébé de Quinn, ce qui n’est pas sans conséquence sur le Glee Club. Emma prend une décision qui met à mal à sa relation avec Ken.

Pour son dernier épisode avant la pause, Glee boucle ses intrigues au point de ne laisser que des miettes pour le reste de la saison. Sectionals pourrait tout aussi bien être le final de la série. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il est réussi, loin s’en faut.

Une des plus grosses déceptions de l’épisode vient du choix de ses morceaux musicaux. La série nous a pourtant habitués à mieux dans le domaine, certains épisodes ne tenant la route que grâce à eux. Pas là. Et c’est d’autant plus gênant que Sectionals comme son titre l’indique est l’épisode de la fameuse compétition, celle pour laquelle les élèves du Glee Club se préparent depuis le début. On assiste alors, sans enthousiasme, à une représentation assez cheap et sans véritable enjeu. Comment croire une seconde que les délinquantes d’Eve ou les choristes sourds sont de sérieux rivaux ? Même le jury, dans une scène assez amusante, certainement même l’une des rares réussies, se pose la question.

Si les élèves remportent la victoire, la série, elle, se plante royalement en n’honorant pas sa promesse de nous offrir un véritable spectacle.

Du côté des personnages, les choses ne vont guère mieux, la série gardant son aspect brouillon. Rachel, par exemple, découvre subitement que Puck est le père du bébé de Quinn. C’est à croire que les scénaristes improvisent leur histoire à chaque épisode. Du coup, elle en informe Finn qui fait un scandale et quitte New Directions. Contrairement à Will et Terri la semaine dernière, la résolution de cette intrigue est franchement décevante. Corey Monteith qui n’a jamais vraiment brillé est carrément mauvais. Celle qui par contre n’en finit pas de me surprendre c’est Dianna Agron qui fait une Quinn fabuleuse. Elle est LA révélation de la série.

Si Glee n’assure sur aucune de ses deux grosses intrigues majeures, elle s’en sort mieux avec son couple star, Will & Emma. La conseillère excentrique va jusqu’au bout de ses sentiments et sacrifie sa relation avec le prof de gym pour être aux côtés des élèves du Glee Club, que Will n’a plus le droit de représenter. Lui avoue à sa femme qu’il n’éprouve plus rien pour elle et on aurait presque de la peine pour Terri, un comble vu ce qu’on a dû subir à cause d’elle. Les scénaristes jouent selon les règles de la comédie romantique et repousse l’instant fatidique. Emma ne veut clairement pas être une passade et préfère s’en aller que rester près de l’homme qu’elle aime et souffrir. C’est du romantisme facile et un peu niais, à l’image du couple finalement. Comme en témoigne Will, soudainement illuminé, qui court dans les couloirs pour l’empêcher de partir. Mais c’est ce qu’on attend depuis le premier épisode alors ne boudons pas notre plaisir.

Mais Glee n’est pas qu’amour, comme en témoigne Sue, qui paye enfin pour toutes les crasses qu’elle a pu faire. Renvoyée devant un Will qui jubile, l’horrible coach des Cheerios promet, comme Schwarzy, de revenir. Et cette fois, ce sera une guerre sans merci. On aurait aimé une victoire plus éclatante, plus incisive et surtout voir Sue humiliée, mais on se contentera de ça.

La série clôt donc ses intrigues comme elle l’avait annoncé, mais l’épisode manque d’énergie, d’étincelles, comme si elle avait tout donné sur l’épisode précédent. Il n’y a bien que la prestation de Mercedes pour rehausser le niveau et c’est bien maigre. Le rideau se ferme, en attendant la reprise, et on se demande si on doit applaudir. Décevant.

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