Glee – Showmance (1.02)

Le Glee Club doit se produire devant le lycée pour présenter leur activité et Will a du mal à imposer ses choix face à ses élèves, Rachel en particulier. Il doit en plus composer avec les désirs disproportionnés de sa femme, les mesquineries de coach Sue et son attirance à peine voilée pour Emma, sa collègue. De son côté, Rachel se consume pour Finn ce qui n’échappe pas à Quinn, sa petite-amie.

Ce deuxième épisode était attendu au tournant après le succès en mai dernier du pilot. Il faut dire que la FOX n’a pas négligé sur la pub et même si les taux d’audience n’ont pas franchement été à la hauteur (sauf sur les 18-49), l’épisode était tout de même assez sympathique.

La réussite majeure vient en grande partie de l’humour tour à tour très potache ou complètement grinçant. Jayma Mays (Emma) en fait des tonnes dans son rôle de maniaque de l’hygiène et ça marche. Il y a quelque chose d’étrangement fascinant à la voir essuyer chaque grain de raisin avant de les manger. Dans un tout autre registre, Jane Lynch (Sue), dont le talent n’est plus à démontrer, excelle en coach frustrée et tyrannique.

Tout comme dans le pilote, l’épisode se concentre sur le couple star parmi les ados, Rachel et Finn, dont on sait très bien, comme toujours, qu’ils finiront ensemble. C’est une recette qui, à défaut d’être originale, est toujours efficace. Sauf que, surprise, dès le deuxième épisode, les deux ados échangent un baiser. Et le respect des règles sériephiles alors ? Autre surprise, et de taille, un discours pro-contraception, délivré avec conviction par l’héroïne en personne. Si on ajoute le spectacle très sexe donné par le Glee Club et les problèmes d’éjaculation précoce de Finn, on se demande si les dirigeants de la FOX ne cherchent pas à réitérer les exploits de Gossip Girl l’année dernière en se mettant tous les parents à dos. Mais pour le spectateur évolué que nous sommes, c’est un vrai plaisir.

Malheureusement, ce qui était bancal dans le pilote le reste dans ce deuxième épisode, à commencer par le mariage de Will et Terri. Peut-être suis-je influencé par Nip/Tuck mais j’attends toujours que Jessalyn Gilsig se mette à hurler des insanités. Son personnage est atrocement pénible et les failles dans leur couple sont déjà tellement visibles et l’amour tellement absent qu’on ne voit pas vraiment comment les scénaristes pourront maintenir cette relation sur la longueur sans qu’elle soit contrainte et forcée. Certes, Will est un mec gentil qui agit en conséquence, mais il n’y a qu’un pas entre la gentillesse et la niaiserie. Demandez aux frères Scott.

Mais la plus grosse déception de l’épisode est à mettre sur ce qui en fait pourtant l’originalité de la série : la musique. Jamais vu un playback aussi mauvais, cela en est tellement distrayant qu’on oublie de se concentrer sur le plaisir d’entendre ces mômes talentueux pousser la chansonnette. S’il y a bien un défaut à corriger c’est celui-ci, et vite.

Un épisode, donc, qui ne brille pas, mais qui est sauvé par ses interprètes et un humour incroyable. La façon que Finn a trouvée pour retarder le « moment » fatidique est à mourir de rire tout comme Emma qui pleure sur All by myself dans sa voiture. Ryan Murphy oblige, la série garde cet aspect délibérément décalé et exagéré, il lui reste juste à trouver son équilibre et surtout, surtout, à améliorer sa post-synchro.

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