C’est la Saint Valentin ! Quinn et Finn semblent se rapprocher inexorablement l’un de l’autre, au grand dam de Sam. Santana, suspicieuse elle aussi, va tenter de mettre leur secret à jour. Blaine, pour conquérir l’élu de son cœur, va demander aux Warblers de l’aider.

Love is in the Air…Après le spécial Super Bowl, voici le spécial St-Valentin ! L’amour est dans tous les cœurs (ou presque), et les jeunes lycéens semblent particulièrement touchés par le phénomène. Dessins de cœurs dans les cahiers, regards langoureux, dîners romantiques au Breadsticks, et même rendez-vous secrets, toute la panoplie Love est déployée ici, à la sauce Glee. Et c’est bien ça la bonne nouvelle,  car si le show rate parfois son dosage entre mielleux et caustique, c’est dans les moments les plus dangereux (comprenez Noël, ou ici donc) qu’elle sait parfaitement désamorcer les passages risquant l’overdose de bons sentiments, quitte à refiler la mononucléose aux élèves…

L’épisode nous offre une intrigue assez adulte, avec rendez-vous secret, et discussion plutôt mature sur le lit d’infirmerie entre Quinn et Finn, et où Santana, la petite peste, se voit rendre la monnaie de sa pièce. Naya Riviera s’impose clairement dans cet épisode, par un jeu inspiré, une méchanceté savamment maîtrisée, une fragilité bienvenue, et un humour dévastateur. Si elle ne rivalise pas (encore ?) avec les stars de chant dans la salle de répétitions, la bombe latine est bien une des patronnes dans les couloirs du lycée.

C’est aussi l’arrivée d’une nouvelle, présente depuis les Sectionals, mais peu utilisée narrativement parlant, qui va déclencher les passions. Lauren Zizes (géniale Ashley Fink) renvoie Puckerman dans les cordes à chacune de ses tentatives de drague, pour des séquences de screwball comedy (comédie romantique américaine des années 50) au timing jubilatoire ; la meilleure vanne de l’épisode revient au prétendant, à propos de la bibliothèque : WIN. Aura-t-elle l’occasion de chanter, rien n’est moins sur, mais sa présence au sein de la chorale devrait apporter son lot de phrases vachardes et de répliques anthologiques.

Et puisqu’il faut quand même aborder le sujet de la fête des amoureux, venons-en au fait : les chanteurs de New Directions ou des Warblers réalisent des numéros Love à la qualité indéniable.  La Flashmob, utilisée de temps en temps dans la série, et ici dans le magasin pour « When I Got You Alone », fait toujours son petit effet. Le côté immersif de la séquence ajoute une plus-value intéressante. Dans un autre style, mais tout aussi réussi, le « P.Y.T » d’Artie et Mike, est parfait de bout en bout, et la mise en scène au ralenti est du plus bel effet. Seul bémol, le « Fireworks » de Rachel, un peu trop pompier, et trop figuratif pour être pris sérieusement (aimez-vous comme vous êtes, vous avez un feu d’artifice à l’intérieur de votre cœur). La faute à la chanson originale, efficace, mais pas très subtile…

C’est une belle reprise que s’offre Glee, avec 2 épisodes très différents (la tempête Sue de l’épisode Super Bowl est complètement absente de celui-ci) mais qui fonctionnent. L’humour « canon » du premier a laissé place à un comique plus mesuré et sensible, mais pas dénué de sarcasme. Pourvu que ce niveau de qualité dure, la chorale du lycée McKinley est en train de devenir vraiment Hype…

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