Glee : Sue Sylvester is a bad ass, crazy super bitch (6.03 à 6.05)

31 Jan 2015 à 17:07

Glee saison 6 - Sue

Rachel et Kurt commencent leurs enseignements de la chorale, mais leurs divergences de méthodes créent la confusion au sein des nouveaux chanteurs. Pendant ce temps, Sue met en place son plan diabolique pour annihiler les espoirs des New Directions.

Après une reprise calamiteuse, il paraissait difficilement envisageable de subir pire. Pas que Glee n’en soit pas capable, loin de là, mais les deux précédents épisodes avaient ramené l’ensemble de l’action à Lima et rassemblé tout ce qui faisait l’essence même du show à quelques storylines simples. Pas d’éparpillement, pas de nouveaux personnages importants, juste une chorale (des chorales seraient plus appropriées), des profs et des chansons.

Après avoir donc reposé les bases de sa dernière saison, il semblait évident que la série pouvait retrouver son charme d’antan, tout du moins une partie, et réenchanter – un peu – la comédie musicale télévisuelle. Pour cela, le plan est simple : Sue Sylvester.

Ne cherchant pas plus loin que le personnage emblématique du show, les scénaristes ont décidé que la principale de McKinley High serait le moteur de cette tournée d’adieu. En multipliant ses objectifs et de fait en la positionnant sur tous les fronts, l’équipe créatrice transforme Sue en hydre à plusieurs têtes, capable d’être partout à la fois, et ayant toujours un coup d’avance.

On ne va pas y aller par quatre chemins : c’est bien pour elle que ces trois derniers épisodes valent le coup d’être regardés. S’il faut passer rapidement sur les motivations qui la poussent à s’engager dans la reformation du couple Kurt/Blaine, elle qui les déteste pourtant au plus profond de son être, sa méthode pour convaincre les deux hommes de leur destinée commune est fantastique. Rappeler tous les ex de Dave pour humilier Blaine, injurier la nouvelle rencontre de Kurt, et évidemment les rassembler dans un (faux) ascenseur dans la deuxième partie de The Hurt Locker (6.05) ne semble même pas être le dixième de ce qu’elle a prévu pour arriver à ses fins.

C’est d’ailleurs ce dernier épisode qui soulève une question qu’on pensait ne plus pouvoir se poser : depuis quand n’avait-on pas autant ri devant un épisode de Glee ? L’arrivée de Sue « Saw » Sylvester sur son tricycle lors des déjà cultes séquences de l’ascenseur réintroduit une qualité perdue depuis longtemps, à savoir cette facilité de référence à la pop culture de manière à la fois hilarante, brillante et, quand le coup est réussi, émouvante.

Comme pour ne pas quitter le champ de bataille sans avoir tout donné, Glee remet – enfin ! – un peu d’acidité dans son propos et ose une approche méta de sa condition de série. Le monologue final de Sue sur le nombre de semaines restantes avant l’échéance de son plan correspond, tiens, tiens, à celui du nombre d’épisodes.

Musicalement, ces trois épisodes redonnent également plus d’air et moins de gravité à l’ensemble. Le « Bitch » de Sue est sans doute ce que le personnage a chanté de mieux (et de plus cohérent) des six saisons ; la ballade au piano de Sam et Rachel illumine gentiment l’épisode 4 ; et les mash-ups du Jagged Little tapestry (6.03), audace pas toujours récompensée par un résultat probant, s’en sortent plutôt bien.

Au-delà de ça, Glee suit son petit bonhomme de chemin sans embûches. On n’imagine pas une seule seconde les non-retrouvailles de Klaine d’ici à la fin de la série, on soupçonne quelque chose entre Rachel et Sam (après tout, le digne successeur de Finn), et on suppose une victoire des New Directions à une quelconque compétition. Ce sera peut-être une défaite, mais dans les cœurs, ce sera bel et bien une victoire, sur fond de chemin parcouru, de poursuite de ses rêves et autres allégories sur la foi en sa destinée, bla-bla-bla.

Bref, comme très souvent, mais cette fois-ci plus que les précédentes, Glee peut s’agenouiller devant Sue Sylvester. Jane Lynch a franchi un cap dans son interprétation du coach despote et semble se faire plaisir comme jamais. Le résultat, visible et bien communicatif, emporte le morceau avec aisance. On en deviendrait presque attentif à ce qui se passe entre les scènes ou la principale apparaît. En tout cas, elle redonne un intérêt légitime à la série, et ce, jusqu’aux dernières secondes à venir.

Tags : Glee Jane Lynch moins...
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