Will, pour tenter de reconquérir Emma, va monter la comédie musicale du « Rocky Horror Picture Show », mais les problèmes vont vite s’accumuler. Entre les complexes de certains ados, les thèmes osés de la pièce, et évidemment Sue Sylvester, Will n’est pas au bout de ses peines.

Reprendre « The Rocky Horror picture Show »,  une idée à la fois très casse-gueule (demandez aux millions de fans hardcore à travers le monde) et terriblement excitante. Il fallait une grosse dose de folie et d’audace pour réussir le pari. Une intrigue maitrisée, des numéros musicaux absolument géniaux : « The Rocky Horror Glee Show » s’inscrit clairement dans la liste des meilleurs épisodes de la jeune série jusqu’ici.

Tout s’ouvre comme dans le merveilleux film de 1975, sur une bouche rouge écarlate et sa chanson hommage aux héros des films de Science Fiction et de série B d’antan. Puis arrivent Brad et Janet, qui progressent lentement dans un décor inquiétant. Au fond de la scène, le château de Franck N’ Furter, et tous les personnages font leur apparition. On s’y croirait. Si le mot « hommage » est parfois terriblement sur-employé, il trouve ici sa place, tellement les auteurs, musiciens et chorégraphes ont réussi à capter l’essence de l’œuvre  pour la retranscrire sans heurts dans l’univers Glee. L’univers punko-rock-subversivo-sexuel (pardon pour les néologismes) est abordé avec intelligence, servant de trame de fond à l’épisode : comment une pièce faisant l’apologie de la liberté sexuelle, de la monstruosité et du puritanisme exacerbé des américains peut-elle être retranscrite dans un lycée du Middle East ? L’épisode enchaine les questions et les allusions, par les coupes de Sue dans le texte, et les discussions de vestiaires entre Finn et Sam. La morale finale de Will apportera une belle conclusion : la pièce et le film originaux sont devenus cultes car ils ont rassemblé les outcasts, les losers et les freaks & geeks de toute la planète, qui y trouvaient un endroit ou ils étaient finalement eux-mêmes. Un peu comme le Glee Club.

Côté numéros musicaux, c’est la débauche totale, et on retrouve un peu l’esprit très sexué (et sexuel) de l’épisode « Britney », qui avait fait monté la température : Mercedes se la joue Tina Turner en cuir et bas résille, on a droit à un festival d’abdos entre Sam, Finn, et Will (mesdemoiselles, auriez vous parié que Matthew Morrisson était aussi bien gaulé ?), et difficile de résister à l’appel d’Emma lorsqu’elle nous chante « Touch a, Touch a, Touch a, Touch me, I wanna be dirty ». L’époque « Like a virgin » de la première saison est bel et bien révolue pour la conseillère d’orientation…Sinon, Finn et Rachel font de très bons Brad et Janet, et John Stamos confirme qu’il est la caution « cool » de la saison, avec une séquence  Rock’ N’ Roll parfaitement maitrisée.

Ajoutez à cela une réalisation enlevée et dynamique (certains plans sont repris directement au film, pour notre plus grand plaisir, comme les « Creature of the night »), des costumes superbes (Kurt/Riff Raff,  et Quinn/Magenta, à tomber) et l’apparition d’Harry Bostwick et de Meatloaf (respectivement les Brad et Eddie du film), et l’hommage est complet. Bref, si vous découvrez « The Rocky Horror Picture Show » par cet épisode, il est clairement temps de vous jeter sur le film pour se rendre compte du beau travail de Glee. Allez, tous avec moi : « Let’s do the Time Warp again ! Let’s do the Time Warp Agaaaaaaiiiiiin ! »

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