Glee - Throwdown (1.07)

Désormais co-directrice du Glee Club, Sue s’empresse de séparer les élèves. Will, sur les conseils de sa femme, décide de jouer au même niveau que sa rivale et le Glee Club devient un terrain miné. Rachel essaye d’empêcher que la nouvelle de la grossesse de Quinn s’ébruite et Terri fait chanter son gynécologue pour qu’il mente à Will.

Malgré ce qu’ils veulent faire croire au principal, Will et Sue se détestent cordialement et l’épisode s’ouvre sur leurs hurlements au ralenti qu’ils commentent eux-mêmes en voix off, Will allant jusqu’à s’adresser aux téléspectateurs pour constater que même ainsi ils continuent à s’invectiver.

C’est que Sue n’y est pas allé de main morte pour détruire le Glee Club, séparant les gamins blancs des minorités d’une façon hilarante, les montant contre Will et utilisant le petit soldat Quinn, dont on ne sait jamais très bien où elle se situe, pour semer le trouble. Sue est un général en guerre et la fin seule justifie les moyens. Le problème des minorités, au cœur même de l’existence du Glee Club, aurait d’ailleurs mérité un meilleur traitement, mais, après tout, ces gamins, comme le leur dit Will, sont tous des minorités. Ils sont dans le Glee Club !

Quoi qu’il en soit la rivalité entre Will et Sue n’est pas vraiment le choc des titans attendu même si elle réserve de savoureux moments, notamment lorsque Will informe le principal que les pompom girls sont à la limite de l’illettrisme, n’arrivant même pas à épeler correctement un ‘Go Team’ lors du dernier match. Le problème c’est que trop de Sue finit par tuer Sue. Le personnage est hautement jubilatoire à petites doses, ses répliques assassines étant certainement parmi les meilleures répliques jamais entendues, mais sur la longueur Sue agace. Il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose pour contrebalancer l’animosité qui règne entre les deux professeurs. Aux combines de la coach s’ajoutent celles de Terri et celles du journaliste du lycée. Ca fait beaucoup de bile en un seul épisode.

Terri continue d’être le personnage à abattre et sa fausse grossesse donne envie de hurler tellement l’intrigue est insupportable, mais les scénaristes semblent décider à aller jusqu’au bout, allant jusqu’à recruter la sœur de Terri pour l’aider dans ses manigances. C’en est tellement ridicule qu’on en vient à espérer que le personnage meurt pour être enfin libéré de cette histoire affligeante. Comment peut-on croire que Will ne remarque pas que sa femme porte un coussin sous ses vêtements ? Ce type est aussi demeuré que Finn, son élève fétiche dont il joue les pères de substitution. Si l’intention était d’obtenir notre sympathie pour ce pauvre Will, c’est clairement raté et la série n’est plus portée par un, mais deux personnages masculins complètement abrutis. Assez drôle dans le cas de Finn, beaucoup moins dans le cas de Will. Matthew Morrison fait pourtant du bon boulot et ses larmes devant la fausse échographie en seraient presque touchantes.

Finalement, l’intrigue qui fonctionne le mieux tourne autour de Rachel et Quinn, la première cherchant à protéger la seconde pour des raisons plutôt égoïstes. Ni tout à fait amies, ni tout à fait ennemies, la relation entre les deux jeunes filles est assez réussie, comme l’illustre le numéro final sur Keep holding on d’Avril Lavigne. Les filles, comme c’est souvent le cas, s’en sortent mieux que les garçons.

Throwdown est un épisode est assez correct sur l’ensemble, mais ne réussit pas à déclencher d’étincelles, les intrigues avancent au détriment des personnages et même les numéros musicaux semblent un peu falot. Glee peut définitivement mieux faire.

avatarUn article de .
2 commentaires