Glee - Wheels (1.09)

Will demande à ses élèves d’organiser une vente de cupcakes pour réunir des fonds pour un bus scolaire adapté aux handicapés. Kurt et Rachel entrent en compétition pour un solo généralement féminin. Sue est forcée d’auditionner des remplaçants pour Quinn. Quinn met la pression à Finn pour qu’il trouve un moyen de payer les dépenses médicales. Puck se propose pour aider la jeune fille. Artie se rapproche de Tina.

Artie est enfin à l’honneur dans ce nouvel épisode de Glee. Il faut dire qu’il n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent depuis le début de la série. Pour un premier regard approfondi sur le personnage, c’est à son côté handicapé que la série s’attache et lance la thématique de l’épisode : la discrimination.

Toute l’école sait que Quinn est enceinte, mais visiblement la nouvelle n’est pas encore parvenue aux oreilles de ses parents. Étrange. Quoi qu’il en soit, l’ancienne pompom girl a des frais médicaux à la pelle et bien sûr c’est à Finn de les payer. Après tout, c’est lui le père… sauf que non et c’est limite un peu gonflée de la part de Quinn de lui mettre autant la pression alors qu’elle lui ment éhontément. Les histoires de grossesse sont pénibles, peu importe la série. De son côté, Puck prouve qu’il ferait un aussi bon père si ce n’est meilleur que cet idiot congénital de Finn. Corey Monteith a le charisme d’une huître et son côté benêt est franchement agaçant. Et puis Quinn et Puck ont une vraie belle alchimie.

Kurt veut jouer les divas et se heurte logiquement à la reine mère, Rachel. Will refuse de donner un solo de fille à un garçon et le père de Kurt monte au créneau pour défendre son gamin. Si Kurt en lui-même est un personnage assez mal exploité, les scénaristes ont réussi à créer une belle relation entre lui et son père, toute en maladresse et en retenue. Leurs scènes sont les plus réussies de l’épisode.

Autre histoire, autre discrimination, Sue est contrainte de faire passer des auditions pour ses Cherios, auditions ouvertes à tous, sous la supervision de Will. Des grosses, des grands, des maigres, des chevelus et une petite trisomique qui, contre toute attente, est intégrée à l’équipe. Il ne faut pas être une lumière pour comprendre que cette gamine a une résonnance toute personnelle pour Sue et c’est sans surprise aucune qu’on découvre qu’elle a une sœur atteinte du syndrome de Down. Jane Lynch est impeccable et fort touchante et son petit laïus sur le traitement de la différence sonne juste. Malgré tout, l’intrigue souffre de son côté bien pensant et prévisible.

Mais la plus grosse discrimination de l’épisode concerne Artie et son fauteuil. Problèmes de transport, de rampes d’accès, d’inattention générale… bref, la vie d’Artie n’est pas évidente. Pour inculquer à ses élèves une petite leçon, Will, en maître la morale, les oblige à circuler en fauteuil. C’est assez drôle même si là aussi le message manque de subtilité. Au final Artie se révèle avoir plus de présence que prévu, plus que Finn en tout cas, et son amourette déçue pour Tina est le petit moment de bravoure du personnage.

Pour son retour, Glee signe un épisode de bonne facture qui souffre cependant de ses bonnes intentions et d’une partition musicale assez pauvre. Mais c’est agréable de voir enfin certains des personnages secondaires mis en avant.

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