Alors que Blair et Serena ont passé un fabuleux été à Paris, personne n’a réalisé qu’on avait tiré sur Chuck. Lily est mise au courant des dettes de ce dernier, alors qu’elle aide à organiser la Fashion’s Night Out à New York. Dan doit faire face à ses responsabilités de père, alors que Georgina est plus imprévisible que jamais.

Gossip Girl revient après une troisième saison catastrophique, et – cocorico ! – Blair et Serena sont à Paris ! Je remercie déjà les producteurs de nous avoir épargné le tournage devant fond vert, et d’être allés filmer sur place. De ce point de vue là, il n’y a pas grand-chose à redire. Les lieux sont triés sur le volet, cela donne une ambiance permanente de carte postale, dans le bon sens du terme. La capitale parisienne est bien entendu idéalisée, il s’agit de faire rêver, l’ambiance est clairement luxueuse et raffinée, avec ce petit côté romantique/bohème dont raffolent les Américains.

Paris se fond donc parfaitement dans le moule des intrigues gossipgirliennes, à savoir des romances entrecoupées de séances shopping (Avenue Montaigne, s’il-vous-plaît). Sur ce dernier point, on note que le name-dropping est plus agressif que jamais, et n’a rien à envier à un film Sex & the City. Lou Doillon passe même dire bonjour (littéralement, c’est tout ce qu’elle dit) via un cameo très risible.

Voilà pour la forme, qu’en est-il du fond? Et bien, je dirai que c’est comme passer de la peinture neuve sur un vieux tacot: ça fait illusion, jusqu’à la prochaine panne. L’emballage est certes très rafraîchissant, mais les intrigues sentent sérieusement le réchauffé. On nous ressort ainsi la sempiternelle rivalité entre Serena et Blair. D’un côté, la blonde profite à fond de son séjour, de l’autre la brune ne parvient pas à oublier Chuck, qui lui a à nouveau brisé le cœur. On passera sur l’intrigue du prince Grimaldi et de son chauffeur tant c’est vu et revu et rerevu. Enfin, la perspective de voir les deux « frenemies » aller à Columbia ensemble est aussi alléchante qu’elle est inquiétante, lorsque l’on voit comment l’entrée à la fac a été un désastre l’an dernier.

De l’autre côté de l’Atlantique, on retrouve les choses à peu près comme on les avait laissées. Georgina a emménagé avec Dan, qui semble très dévoué à son rôle de père. Cette histoire a le mérite de ne pas avoir été faite avant dans la série, ce qui la rend un minimum imprévisible. En passant, Vanessa est replacée, en deux temps trois mouvements, dans le rôle de la meilleure amie, et ce n’est pas plus mal.

Nate, quant à lui, a passé son été à utiliser le petit carnet noir laissé par son coloc. Mais n’est pas Chuck Bass qui veut, et tout finira par se retourner contre lui. Une seule chose est à retenir de tout ça : Katie Cassidy (Melrose Place – 2009) rejoint la série dans le rôle de la mystérieuse Juliet Sharp. Ce personnage réussit à intriguer, ce qui devient plutôt rare dans Gossip Girl, dommage qu’elle soit affublée du toujours très fade Chace Crawford.

Enfin, alors que sa présence invisible planait tout au long de l’épisode, Chuck Bass arrive à Paris au bras de la jolie Clémence Poésy. Un montage réalisé à la truelle nous informe qu’elle l’a secouru et soigné, alors qu’on l’avait laissé pour mort à Prague. Là encore, on en saura plus la semaine prochaine.

Belles du Jour est, finalement, un épisode de reprise tout en douceur. C’est avec un enthousiasme communicatif que la série se délocalise à Paris, apportant ainsi un vent de fraîcheur bien nécessaire. Après une saison trois qui partait dans tous les sens, il y a clairement une volonté de revenir aux bases avec des duos et des associations qui marchent. On sent la série à un tournant : elle a la possibilité de redevenir le guilty pleasure savoureux des débuts, ou celle de retomber dans ses travers.

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