Blair est aux anges lorsqu’elle obtient un stage au magazine W, mais son enthousiasme est terni quand elle apprend que Dan fait aussi parti des reçus. Nate apprend que son père travaille pour Russell Thorpe. Chez les Van Der Woodsen, on s’inquiète lorsque Eric se met à fréquenter Damien.

Gossip Girl est dans une mauvaise passe. Après un début de saison qui avait su bien remonter la pente, la série s’enfonce à nouveau. Il n’y a qu’un mot pour décrire cet épisode : pénible.

Voir les personnages se comporter comme des adolescents décérébrés pouvaient être amusants en saison 1, quatre ans plus tard ça l’est beaucoup moins. Résultat, au lieu d’apporter de la comédie, Blair suscite énervement, exaspération, haine. Au choix.

La leçon de sa mère à la fin de l’épisode précédent a vite été oubliée. Stagiaire à W, c’était l’occasion d’étendre les horizons de la jeune femme, de la faire mûrir pourquoi pas. Mais non, les scénaristes continuent de forcer son amitié avec Dan. Soit, cela aurait pu être acceptable si on n’était pas retombé dans les sempiternelles machinations de cours de récré. Les deux personnages se ridiculisent royalement, et je ne parle pas seulement de leur bagarre au sol, à la soirée organisée par W. Autant dire qu’ils perdent toute sympathie aux yeux du spectateur. Les scénaristes essaieront bien de justifier les actions de Blair, qui a obtenu le stage seule, mais il est trop tard.

Cette histoire était idiote depuis le début. Pourquoi Dan serait-il stagiaire dans un magazine de mode ? Si ce stage était aussi important qu’ils le disaient, pourquoi risquer de tout gâcher avec cette compétition puérile ? Serait-ce trop que de demander un peu de professionnalisme ? Clairement, la crédibilité était le dernier souci des scénaristes.

Malheureusement, c’était la partie la mieux « maîtrisée » de l’épisode. Je passe sous silence l’intrigue concernant Bass Industries et les Thorpe. Une intrigue soporifique au possible qui, de toute façon, n’avance pas d’un poil.

L’autre gros morceau de Damien Darko commençait plutôt bien, puisqu’il promettait de mettre en avant le sous-utilisé Eric. Arrivé au bout du visionnage, on ne peut que souhaiter qu’il reste sous-employé. Le petit frère de Serena avait toujours été le personnage sain et réfléchi auquel on pouvait se rattacher. Par un magnifique changement de personnalité, le voilà Jenny Humphrey 2.0. Il récupère d’ailleurs la même guest star, puisque le dealer Damien est toujours là. On nous fait tourner en rond pendant les trois quarts de l’épisode avec le retour (inutile) de Jonathan, puis les scènes coupées avec Damien. Tout cela retombera comme un soufflet, avec l’explication finale de leurs magouilles. Tout ce tapage pour ça ? Malheureusement pour nous, cela semble parti pour durer.

C’est le même sentiment du côté de Serena, plus gourde que jamais. Ben avait eu la bonne idée de s’en aller, mais il faut croire que personne ne dit non à la belle blonde. L’idée de leur romance à venir est aussi mauvaise qu’elle est inévitable. Cela dit, si ça pouvait atténuer le lynchage permanent de Lily, ce serait tout aussi bien. L’acharnement sur cette dernière finit, paradoxalement, par engendrer de la compassion.

L’avenir paraît bien sombre pour Gossip Girl. Toutes les nouvelles intrigues sont soit ennuyeuses, soit agaçantes. Espérons que les futurs épisodes changeront quelque peu les dynamiques, et surtout que l’on voit que les personnages n’ont plus 16 ans !

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