Blair vit un conte de fée à Paris avec son prince Grimaldi, alors que Serena doit aller à la morgue identifier un corps. À New York, Dan et Nate s’interrogent sur leurs sentiments à l’égard de cette dernière.

C’est déjà le dernier épisode à Paris pour Gossip Girl. Il va sans dire que l’exploration de la belle capitale aura été superficielle. Mais les scénaristes persistent et sont bien décidée à faire fantasmer leurs téléspectateurs(trices) une dernière fois et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y vont pas avec le dos de la cuillère ! Ainsi, grâce à un raccourci facile, Louis, le prince, est prêt à donner une seconde chance à Blair. On a donc droit à un conte de fée en bonne et due forme, à savoir : le chevalier servant, les robes, le bal, et même la chaussure à la fin ! Ça a beau être assumé, ça reste lourd et sans intérêt puisque l’on sait que Blair a tout sauf oublié Chuck.

En parlant de Mr. Bass, cet épisode nous présente sa nouvelle vie, et nouvelle identité. L’héritier homme à femmes est devenu Henry : un pauvre bien rangé, travaillant honnêtement pour gagner son beurre et subvenir aux besoins de celle qui l’a sauvé à Prague, la belle, mais pour l’instant très fade, Eva. Si le season premiere nous avait épargné l’avalanche de clichés, la série se rattrape cette semaine !

Ce qui est plus efficace ce sont ses interactions avec Serena et surtout Blair. On pense bien sûr à la scène de la gare. L’écriture y est subtile, pleine de non-dits, et le jeu d’acteur tout en retenue (je pense en particulier à Leighton Meester). Les situations de Chuck et Blair se faisaient écho pendant l’épisode de façon maladroite, et cette scène les réunit magnifiquement pour les faire grandir et accepter qui ils sont. Un éclair de finesse dans un océan de lourdeur.

À New York, les intrigues sont toujours en mode vacances, d’autant que Georgina n’est pas là pour créer des problèmes. Heureusement, Juliet, la petite nouvelle, est là pour la remplacer. Elle s’improvise coach de vie de Nate et parvient, avec une facilité déconcertante, à manipuler tous les personnages (ils ne sont pas très futés non plus). Ses intentions restent mystérieuses, même si elle en veut clairement à Serena. Cette dernière a eu la brillante idée d’envoyer le même texto à Dan et Nate, ce qui ravive un triangle amoureux qu’on espérait mort et enterré, tout comme la relation Dan/Vanessa. Ce vaudeville bas de gamme et soporifique a, en plus, un arrière-goût très désagréable de saison trois.

Néanmoins, tout espoir n’est pas vraiment perdu. Le personnage de Katie Cassidy a toujours le potentiel de faire des étincelles, et il faudra voir comment chacun évolue une fois que tout le monde sera réuni à New York. Un début de saison inégal, pour une série qui tente péniblement de retrouver sa grandeur (?) d’antan.

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