Malgré le fait que Blair l’ait bannie de Manhattan, Jenny revient en ville lorsqu’elle obtient un entretien avec Tim Gunn. Pendant ce temps, Serena apprend que son nouvel amant, Colin, est en réalité son professeur.

Cette saison 4 est celle de la renaissance pour Gossip Girl, chose qui l’année dernière semblait impossible. La série a su renaître de ses cendres et nous le prouve cette semaine avec un épisode digne des premières saisons.

L’évènement majeur est bien sûr le retour de Jenny Humphrey dans l’Upper East Side. Détestée par beaucoup, j’ai, pour ma part, toujours trouvé que le personnage était l’un des plus intéressants. Au début de la série, elle incarnait parfaitement ce contexte de lutte des classes impitoyable. Puis, une fois au sommet, son basculement du côté obscur de la force était – pour moi – la seule réussite de la saison 3. Elle est, au final, à l’origine d’une grande partie de la satire sociale dans la série. Jenny : un personnage marxiste ? C’est toujours plus acceptable que la comparaison avec Gandhi (?!), je suis encore sous le choc.

L’épisode commence par un rêve de Blair, procédé délaissé ces derniers temps, mais pourtant très plaisant. Comme à son habitude, elle est dans la peau d’Audrey Hepburn, cette fois dans Wait Until Dark (Seule dans la nuit). Ce rêve sera prémonitoire du retour de son ancienne nemesis sur son île. La suite nous montrera Jenny essayant désespérément d’assister à son entretien, mais Chuck va s’en mêler, puis Blair, puis Chuck à nouveau, puis Blair… Des magouilles comme la série sait si bien les faire, ajoutez à cela les minions de B impliqués dans une filature, et un secret embarrassant révélé lors d’une soirée de charité via Gossip Girl, et on se croirait revenu en saison 1.

Mais c’est sur la fin que l’épisode nous surprend le plus, en nous offrant des conclusions très matures. Sur les conseils du très avisé Dan, Jenny décide de repartir, voyant comment elle peut facilement retomber dans ses mauvaises habitudes. Même chose du côté de Chuck et Blair, qui semblent enfin avoir compris qu’ils ont tous les deux une part de responsabilité dans ce qui leur est arrivé. Ils préfèrent arrêter la guerre avant de se détruire mutuellement, et déclarent la trêve. Seule la suite nous dira si cela tiendra la route, mais cela pourrait être une piste très intéressante à suivre.

À côté de ça, nous avons Serena qui apprend que Colin, l’homme à femmes de la semaine dernière, est également son prof. Rien de tout ceci n’est bien original, les meilleurs moments sont sûrement ceux où Lily se montre « réaliste » quant aux capacités scolaires de sa fille, elle m’ôte les mots de la bouche. De façon similaire, on a du mal à croire qu’ils vont attendre sagement la fin du semestre pour sortir ensemble.

Enfin, il y a Juliet qui ment à Nate, qui est suspicieux deux secondes, avant de retourner dans les bras de la blonde au premier battement de cils. C’est la même rengaine depuis le début, et il est assez décevant de voir que Juliet est vraiment tombée amoureuse de Nate. Cela gâche le personnage qui avait le potentiel d’être une méchante machiavélique. Il faut donc trouver quelqu’un d’autre pour endosser le rôle du grand-méchant-qui-tire-les-ficelles, et ce sera (twist génialement soapesque que personne n’avait vu venir)… Colin ! Encore une fois, tout cela est très réminiscent de la saison 1 (l’intrigue sur Serena et Georgina).

Easy J est donc un nouvel épisode réussi pour Gossip Girl, qui jongle avec facilité entre ses différents personnages et intrigues, le tout agrémenté de caméos «paillettes» comme Tim Gunn, l’héritière Ivanka Trump, ou le designer Isaac Mezrahi. À présent, il semblerait que les seuls vestiges de la saison 3 soient les atroces extensions capillaires de Taylor Momsen !

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