Les Upper East Siders doivent affronter une crise, lorsque Serena est hospitalisée le jour de Thanksgiving. Pendant ce temps, Nate tente de réconcilier ses parents.

Après le cliffhanger audacieux d’il y a deux semaines, Gaslit revient pour nous montrer les conséquences du plan de Juliet, et le fait avec des réussites, mais aussi des échecs.

Premier point négatif : la ligne temporelle entre les deux épisodes est floue. On ne nous explique à aucun moment combien de temps il s’est exactement écoulé. Un oubli qui avantage les scénaristes, pour ne pas expliquer pourquoi la disparition de Serena n’a pas été remarquée plus tôt. On devra donc aussi passer outre le fait que tout le monde est prêt à croire que la blonde est une junkie, même si elle n’a pas touché à la drogue depuis plus de cinq ans (avant le début de la série).

Toujours au rayon manque de cohérence : Ben. Lorsque Juliet lui annonce ce qu’elle a fait, le jeune homme perd pied et la regarde comme si elle était folle. C’est un revirement de situation étrange. Il lui a monté la tête pendant des semaines, même lorsqu’elle avait des remords, à quoi s’attendait-il ? Jusqu’où pensait-il que le plan allait aller ? Pareillement, si Jenny agit de façon censée, Vanessa semble avoir complètement déraillé. Il est vraiment temps qu’elle rentre chez sa mère.

L’intrigue de Nate cette semaine était juste ridicule. L’épisode dernier, il se disait fou amoureux de Serena et, aujourd’hui, il passe juste en coup de vent pour prendre des nouvelles auprès de Dan ? C’est vrai que le jeune homme est occupé, il joue lui aussi les Lindsay Lohan, mais période Parent Trap, cette fois. Cela va de soi que l’intrigue est inutile, prévisible et cour de récré, surtout comparée au reste. Le pire est que tout cela aurait pu nous être épargné si Nate avait écouté le très clairvoyant Dan, dès le début.

En effet, le fils Humphrey est très en forme, et offre un point de vue différent et rafraîchissant sur la situation. Ainsi, il est le seul à croire Serena. La remise en place de leur couple ne me gêne pas, les deux fonctionnant bien ensemble. De plus, la valse des amants de la Van Der Woodsen a assez duré.

Il y a donc du positif, voire du très positif, après des réglages assez bancals. La grande qualité de l’épisode est de nous épargner l’habituel épisode de Thanksgiving guimauve. On nous offre un résultat sombre qui permet d’explorer intelligemment les différentes relations entre les personnages en utilisant pertinemment les origines de ceux-ci, avant le Pilot. Le contenu et les sujets sont durs : drogue, envoie de force en désintox, Serena ne sait plus quoi croire. On sent que tout cela est traité avec un soin particulier, et sans trop de tapage. Kelly Rutherford sort du lot et montre ici qu’elle mérite mieux que de jouer les pots de fleurs.

Chuck et Blair évoluent par petites touches et s’orientent vers de l’amitié. C’est finalement peut-être la meilleure solution, du moins pour quelque temps. Espérons que cette fois les scénaristes exploreront cette option plus qu’un demi-épisode. Mais ce n’est pas le développement le plus intéressant concernant Blair, c’est plutôt son association avec Dan pour faire tomber Juliet. Tant qu’on ne les met pas ensemble, cette combinaison ne peut faire que du bien.

Même si tout n’est pas exécuté à la perfection, cela fait très plaisir de voir la série sortir des sentiers battus et de s’essayer à des sujets plus graves ; elle reste fidèle à son statut de soap, tout en apportant des éléments de drama. Il ne reste qu’un épisode avant la pause hivernale et, même si Gaslit est riche en développements, il y a encore pas mal de choses à résoudre. Espérons que la série nous laissera sur une bonne note, elle en a – en tout cas – le potentiel.

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