Chuck doit passer un accord avec Russell Thorpe s’il veut sauver l’entreprise familiale. Blair doit faire un reportage pour W qui implique Raina. Dan essaie de faire publier son article, alors que Ben cherche un travail.

Cette deuxième partie de saison est décidément bien soporifique. Quand ce n’est pas insupportable, c’est sans intérêt. (Heureusement ?) Cet épisode fait partie de la deuxième catégorie. Le jour de diffusion était parfaitement en raccord avec la thématique : la Saint-Valentin. On s’attendait donc à ce que la série nous mette les petits plats dans les grands pour célébrer l’occasion. Il n’en sera rien, et la fête des amoureux se retrouve à servir de toile de fond à un épisode plus-routinier-tu-meurs.

Il faut dire que les couples de la série ne sont pas vraiment dans l’ambiance. Par exemple, Ben et Serena décident de s’éviter, même s’ils finissent par se retrouver à la fin. Mais comme S ne peut pas rester un épisode sans une intrigue mielleuse, Ben trouve un job de barman. Ça sent fort le réchauffé, tellement fort que les scénaristes n’essaient même pas de le cacher, et nous rappelle les jours (peu glorieux) de Dan travaillant pour un traiteur. Il est clair que la série n’a pas encore décidé comment exploiter ce nouveau couple, il faut dire que Serena change à une telle vitesse. Il y a assez d’alchimie entre les acteurs pour que ce soit sympathique à regarder. Il faut seulement éviter l’angle de la différence de classes, usé jusqu’à la corde.

L’épisode va plutôt remettre en avant le duo Blair/Serena. Un point toujours positif quand il s’agit de ces deux-là, c’est qu’on ne nous ressert pas une histoire de rivalité de cour de récré. Néanmoins, l’alternative choisie ici n’est pas beaucoup plus alléchante. Pour le coup, on essaie d’intégrer un peu plus Raina à l’ensemble, mais c’est surtout une grosse excuse pour nous assommer le logo Ralph Lauren. Est-ce moi ou Blake Lively avait l’air de s’ennuyer ferme pendant tout l’épisode ?

Ed Westwick n’est pas mieux loti. En l’espace de quelques épisodes, Chuck Bass semble avoir perdu toute son aura. Le voilà amoureux transi d’une fille qu’il connaît à peine, et qui se fait balader par Russell Thorpe. Le plan machiavélique de ce dernier était d’une simplicité enfantine ! Et Chuck tombe dans le panneau comme s’il était un enfant de chœur. Dans cette mesure, il est difficile de compatir avec lui. Bass Industries n’a jamais été quelque chose d’intéressant et, comme Blair, on a bien du mal à croire à sa grande romance avec Raina. Il est tout aussi dommage de voir que Lily n’est utilisée que comme un pion, alors que sa relation avec Charles a plus de potentiel que ça.

Comme on est tout de même dans un épisode Saint-Valentin, on a droit à quelques avancées dans ce domaine-là, enfin si on veut. Blair fait publier l’article de Dan dans Vanity Fair, et ils finissent par regarder Rosemary’s Baby ensemble. C’est tout aussi bien que les scénaristes ne les poussent pas d’entrée de jeu dans les bras l’un de l’autre. Si cette romance doit marcher, elle doit être abordée avec tact. Pour finir, nous avons droit au retour-surprise de Damian. «Miss me?». En un mot : non.

Gossip Girl a lancé une vague d’intrigues peu inspirées et les dialogues ne rattrapent même pas le coup (le name-dropping ne fait pas toujours la blague). Malgré tous les nouveaux protagonistes et les nouvelles dynamiques, la série s’obstine à vouloir faire du vieux avec du neuf, un comble !

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