Blair demande l’aide de Nate pour s’attirer les faveurs de sa patronne à W Magazine. Damien crée des problèmes dans l’Upper East Side. Chuck a du mal à concilier sa vie professionnelle et sa vie privée.

Que dire de ce Panic Roommate, à part que ce n’est pas pire que la semaine dernière ? C’est étonnant d’ailleurs, puisqu’on nous ressort peu ou prou la même chose.

Si on avait encore un quelconque espoir de voir une intrigue adulte avec Blair à W magazine, cet épisode se chargera de l’anéantir. Dommage, les scénaristes avaient trouvé là un très bon moyen de la faire évoluer, au lieu de tourner en rond entre Chuck et ses plans hebdomadaires. Placer B dans son domaine de prédilection, la mode, aurait pu nous donner à voir une autre facette de sa personnalité, la voir devenir plus femme et moins petite fille. Au lieu de cela, on nous sert une histoire qui ne devrait apparaître qu’une fois l’intrigue usée jusqu’à la corde, or, nous n’en sommes qu’au deuxième épisode.

Blair veut donc que sa patronne s’envoie en l’air pour avoir un bon rapport de stage. Aussi stupide que ça en ait l’air, c’est probablement la partie la plus soutenable de l’épisode. Bien sûr, cela n’a aucune saveur, mais Leighton Meester est moins en surjeu que d’habitude, et on nous avoue enfin que Chace Crawford n’a été engagé que pour son physique. Ce dernier a d’ailleurs massacré ce qui aurait pu être la réplique la plus drôle du jour, celle sur The Sound of Music.

À côté de ça, Chuck se rend compte que sortir avec la fille de l’homme qui veut voler sa compagnie, ça engendre du conflit d’intérêts. Celle-là on ne l’avait pas vue venir ! S’en suit un jeu du chat et de la souris avec Raina qui réalise que le jeune Bass est malhonnête. Cette romance serait très mignonne si l’actrice jouant la fille Thorpe avait du charisme. De plus, il est aujourd’hui difficile d’envisager sérieusement une autre combinaison que Chuck et Blair. C’est, enfin, trop rapide pour être crédible ; la raison donnée pour leur amour étant qu’ils ont tous les deux grandi dans un hôtel. C’est, tout de même, un peu léger !

Mais, ce n’est toujours pas le pire de l’épisode. Cet honneur revient, une nouvelle fois, à l’intrigue autour de Ben. À ce niveau-là, rien ne sert de lutter, il faut juste attendre que ça passe. Nous attendrons donc que Damien disparaisse définitivement, qu’Eric décide de retrouver sa véritable personnalité, que Serena et Ben se mettent enfin ensemble pour qu’ils puissent rompre à l’épisode suivant et qu’on n’en parle plus jamais… La liste est longue tellement les scénaristes sont à côté de la plaque. Pour ne citer qu’un exemple, Eric est-il à ce point en manque d’amis qu’il s’embarquerait dans des plans aussi grotesquement foireux ?

La fin de l’épisode nous entraînera jusqu’aux frontières de l’absurde, avec Blair (une stagiaire, quoi!) qui est promue au poste de sa patronne. Ça en devient comique tellement c’est irréaliste et improbable.

Epperly n’est visiblement pas la seule à être partie faire du yoga : l’équipe scénaristique de Gossip Girl est aussi de la partie. C’est la seule explication logique face à une telle paresse dans l’écriture. Au moins, on aura eu droit à une sympathique version acoustique de « Cosmic Love » de Florence and the Machine, c’est toujours ça de pris.

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