Serena recrute Charlie pour découvrir pourquoi Dan et Blair passent autant de temps ensemble, et quel rôle un visiteur inattendu joue dans leurs vies. Avec l’aide de Nate, Raina décide de partir à la recherche de sa mère.

L’intrigue principale de Petty in Pink agace autant qu’elle divertit efficacement. Une raison à cela : c’est du Gossip Girl pure souche. Pour l’occasion le site de ragots est intégré à l’histoire, chose qui n’était pas arrivée depuis longtemps. L’ajout de Charlie à l’histoire offre une perspective agréablement rafraichissante. Le personnage gagne un peu en épaisseur, même si on élude les problèmes que sa mère avait évoqués la semaine précédente. Elle souffre, au final, de trop interagir avec Serena, ce qui l’enferme dans un simple rôle de sous-fifre, l’attitude condescendante de S. n’aidant pas.

Il est difficile de ne pas trouver le comportement de cette dernière exaspérant, il fait ressortir tout ce qu’il y a de plus mauvais dans le personnage. Bien sûr, elle a ses raisons, mais celles-ci sont pour le moins puériles. Elle le reconnaît elle-même, elle ne veut pas se remettre avec Dan. Au final, sa poursuite incessante de ses « amis » n’est que le fruit d’une blessure de son égo – dont on connaît bien la taille. On nous ressort également la sempiternelle rivalité entre B. et S., la dernière étant d’habitude celle sous le feu des projecteurs.

Mais, en définitive, cette histoire se révèle sympathique et divertissante, car elle est légère. Bien qu’à force de quiproquos, mensonges, et autres manipulations, le spectateur risque d’être un peu déboussolé. Quel était l’intérêt de tout ce charabia à la Pink Party puisque Louis et Blair s’affichent en couple dès la fin de l’épisode ? L’objectif est clairement d’emmêler le plus possible la situation romantique de la brune pour la fin de saison, elle qui se retrouve maintenant entre le prince (candidat sympathique, mais qui a peu de chances), Chuck, et donc Dan.

D’ailleurs, en voilà un qui n’a pas peur de changer de chemise. Le voilà à nouveau (ou toujours) épris de B. La situation ne change finalement pas énormément de son couple avec Serena, puisqu’il continue de se faire trimballer comme un vulgaire toutou. Au moins, cette fois, cela a le mérite de pencher plus vers l’humour que le pathétique. Charlie reste également une conquête potentielle, contrairement à Vanessa, personnage à l’agonie dont les scénaristes ont de plus en plus de mal à justifier la présence.

Au même rayon, Chuck, Nate, et Raina assurent l’intrigue secondaire à Remplissageland. L’histoire autour de la mère de la jeune Thorpe est probablement censée être un des enjeux de ces derniers épisodes, mais ce doit être un des plus faibles que la série n’ait jamais proposés. Qui remarquerait son absence ?

Enfin, comme la semaine dernière, Lily assure un sans-faute. L’assigner à résidence est un bon compromis qui permet de garder le personnage, sans pour autant qu’elle s’en sorte indemne. La mise au ban par ses « amies » est de la cruauté comme il ne s’en fait que dans l’Upper East Side. Alors, voir Lily appeler la police pour les virer de chez elle est un moment jubilatoire, pour elle, comme pour nous. Durant cette saison 4, le personnage aura beaucoup mûri et les règles de la bonne société ne régissent plus sa vie. La grande classe !

Petty in Pink est donc un épisode typiquement Gossipgirlien, avec ses magouilles et imbroglios sentimentaux en tous genres. Malgré un scénario ô combien tiré par les cheveux, la série arrive à sauver les meubles, ceci grâce à un ton prompt à l’humour et au second degré. Néanmoins, on reste sur notre faim, car rien n’avance et parce que les enjeux pour la fin de saison sont encore bien trop minces.

avatarUn article de .
1 commentaire