La mère de Ben arrive en ville, ce qui cause des tensions entre celui-ci et Serena. Dan et Blair décident de rendre leur amitié publique. Russell Thorpe est déterminé à détruire l’héritage de Chuck, quitte à ruiner sa relation avec Raina.

Cela faisait un moment que Gossip Girl ne nous avait pas proposé un épisode aussi agréable à regarder. Néanmoins, le plaisir du visionnage ne vient pas de la qualité du scénario, mais plutôt du fait que les intrigues, qui ont plombé la série depuis son retour, touchent à leur fin. D’où, le grand « ouf !» de soulagement qui traverse ce The Empire of the Son.

Commençons par ce qui aura été la meilleure idée de ce deuxième tiers de saison 4: Dan et Blair. Ici, encore, cela reste le point fort de l’épisode. La qualité de cette intrigue est qu’elle reste légère, surtout à côté de cette sinistre affaire d’affidavit. Pour autant ce n’est pas dénué d’intérêt et la relation entre les improbables amis aura été développée en douceur. Il faut dire qu’il s’agit d’un changement de taille, et il faut faire passer la pilule gentiment, au risque sinon de faire un rejet. On aura donc eu le temps de s’attacher à Blair et Dan ensemble, assez pour envisager une évolution romantique, chose qui aurait été impossible il n’y a pas si longtemps. L’épisode sert d’ailleurs de transition à cette nouvelle phase, tout en libérant leurs anciens amants pour compliquer un peu le tout et ajouter au ton vaudevillesque de cette intrigue. On regrettera seulement de ne pas les avoir vus plus souvent, en particulier leurs fameux rendez-vous, qui auraient pu leur donner encore plus de consistance.

À côté de cela, c’est donc le soulagement qui prévaut. Pour boucler l’affaire autour de Bass Industries, on nous ressort le fameux affidavit incriminant Lily, que Serena, reine des blondes, n’a pas détruit, mais plutôt caché dans la commode de sa chambre (?!). La pauvre, il faut la comprendre, elle doit gérer sa relation avec Ben. Leur amourette durait depuis 6 épisodes, et c’est, en gros, la date d’expiration de la plupart des relations de Miss Van Der Woodsen. Ben aura été un compagnon honorable, assez sympathique, mais qui aura continuellement souffert d’un background bien trop chargé. Ce couple aura surtout peiné à exister, toujours en arrière-plan de la grande intrigue.

Mais avant de partir, la môman de l’ex-prof / ex-détenu va venir créer des ennuis. Outre son apathie pour Serena, la matriarche des Sharp va voler l’affidavit pour le donner à Thorpe, supposé rendre son ancienne vie à Ben. Comment elle l’a trouvé, ou plutôt pourquoi Ben lui en a-t-il parlé (est-il vraiment si naïf ?), cela restera un mystère. Le personnage est loin d’être convaincant, elle offre néanmoins un parallèle intéressant au cheminement de Lily, qui décide de se rendre à la police, histoire de couper l’herbe sous le pied de Russell.

La transformation de Lily en grande méchante n’avait jamais été crédible, et cet épisode restaure toute la noblesse du personnage. Elle dépasse son obsession des apparences et se sacrifie pour sa famille, prouvant ainsi que ses paroles n’étaient pas que du vent. Espérons que cela ne signifie pas que le personnage va être mis au placard (pour ainsi dire).

Jusque-là, l’épisode s’en sortait plutôt bien. Alors, pourquoi nous rajouter par-dessus tout ça que Bart a tué la mère de Raina ? Bien sûr, cela justifie la haine et l’acharnement de Russell. Mais c’est surtout un énorme pas en arrière pour Chuck, et on doute de l’intérêt de remettre cette relation père-fils sur le tapis. Raina apprend elle aussi, pour l’occasion, la vérité sur son paternel. La confrontation manquait singulièrement d’envergure, les acteurs étant peu convaincants. L’héritière Thorpe semble néanmoins partie pour rester, ce n’est pas enthousiasmant, mais comme elle sort avec Nate, on ne la verra probablement pas beaucoup.

Gossip Girl rentre donc en pause pour six semaines. La question étant : dans quel état nous reviendra-t-elle ? Les indices qui nous sont donnés ici entraînent des réponses contradictoires. D’un côté, le couple Dan-Blair (plus Chuck et Serena, pour s’opposer) promet de bons moments. De l’autre, Billy Baldwin est de retour : les scénaristes auraient-ils oublié le désastre de sa participation l’année dernière ? Mais soyons optimistes, il n’est pas trop tard pour remonter la pente.

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