Le complot de l’oncle Bass se dévoile. Eleanor charge sa fille de recruter la future clientèle d’un potentiel acheteur. Tandis que Rufus glisse Jenny dans son équipe de couturières. Mais l’alliance vire au cauchemar lorsqu’elle croise la route d’Agnès, plus rancunière que jamais.

On compte un mois de reprise et la descente aux enfers crûment installée semble longue, profonde, interminable. Gossip Girl a fini par nous emballer d’intrigues papiers bonbons, des chamailleries servies d’un cocktail de répliques peu consistantes, à côté de la plaque parfois, et d’une voix off agaçante qui nous redit inlassablement ce qu’on sait déjà depuis plus d’une saynète d’avance.

Pour commencer, remettons un prix au ridicule déroulement de l’intrigue qui a pesé sur le dos de Chuck. Avec l’arrivée comme un cheveu sur la soupe de sa mère, pas sa mère, mais finalement c’est bien sa mère au regard éploré d’une pathétique culpabilité, mais repartie en fusée express d’où elle s’était cachée pendant x années. Pourtant, la belle dame avait du lourd sur ses bras, être la mère du mauvais garçon de l’Upper east side aurait pu présager les pires fantasmes. Elle aurait pu être acariâtre et charognard avide des miettes de l’héritage Bass et manipuler à sa guise Chuck du seul fait d’être sa mère. Et puis on aurait mieux compris la raison de son départ de la vie des Bass, et la raison de son retour aussi. L’argent et le pouvoir. Elle aurait pu être une digne Olympias des Temps modernes. Sauf que non, on en est très loin. Ni coups de it bags, ni coups de Louboutin. Maman Chuck agit sous l’intérêt d’un oncle manquant de subtilité, mais pas de machiavélisme pour se réapproprier son dû et qu’elle aime d’un amour bien aveugle. Échaudée par un premier frère Bass, mais ne craint pas le second. Surtout que les deux ont l’air de respirer le même air, et user des mêmes stratégies à quelques décennies d’intervalle. Bref. Bref. Bref. Quelle belle habilité scénaristique !

Avec tout ça, on retient, un Chuck qui a perdu en charisme, en maturité, un hôtel mais qui a toujours sa copine dévouée de plus en plus écervelée pour pleurer sur son épaule. Que pourra-t-on lui donner à croquer dans les prochains épisodes, telle est la question ? Bien morne tout ça.

S’en suivent Dan et Vanessa, qui s’engouffrent dans l’analyse de leur récente relation tiquée d’amitié au lieu de la vivre plus spontanément. Et Serena et Nate qui ont touché le point de non-retour dans le tristement fade.

Et il y a aussi Jenny qui tient l’autre bout de corde qui servirait bien à pendre le spectateur.

Récemment plaquée par Damien, notre teenager a le moral au plus bas. Et son papa qui ne comprend rien à rien croit que trois robes à recoudre et le sourire lui repeindront le visage. La voilà chez Waldorf chez qui la crise est passée et qui doit se faire à l’idée de créer une gamme de vêtements plus abordables par tous. Mais c’était sans compter la présence de Agnès, rancunière à souhait, préférant monter un sabotage anti-Jenny assez incompréhensible au lieu de s’assurer un retour grandiose sur le podium.

Cette série prend tout simplement la douloureuse route de l’irrécupérable déchéance.

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