Blair et Dan se lancent à la recherche de Juliet, partie se réfugier dans sa ville natale.

C’est le dernier épisode pour Gossip Girl en 2010, mais la série a plus d’un twist dans son sac pour nous faire saliver jusqu’en janvier.

The Townie a des allures de season finale. On boucle ainsi la grosse intrigue fil rouge du début de saison. Celle-ci n’a pas toujours été très bien gérée, mais dans l’ensemble elle aura été très positive à la série. Elle a resserré les enjeux, instauré du suspens, et « forcé » les scénaristes à rester cohérents et consistants avec les personnages. La série renoue avec un thème qui lui est cher : les apparences. Ainsi, les victimes et les coupables ne sont pas ceux que l’on croit.

Le noeud de l’épisode est bien sûr de savoir ce que Serena a fait à Ben pour mériter une vengeance aussi cruelle. Les flashbacks de la période internat de S sont intéressants, cette période de sa vie ayant souvent été évoquée, mais jamais montrée. On utilise d’ailleurs intelligemment le personnage de Damian. Ces flashbacks permettent aussi de donner de la substance au personnage de Ben, qui en avait pour ainsi dire aucune. Quant à la vérité elle-même, on avait déjà beaucoup d’indices et le fait que Serena ait soi-disant couché avec son professeur est bien fade au premier abord. Là où les scénaristes jouent un coup de maître, c’est en impliquant Lily.

En retrait depuis un bon bout de temps, la matriarche revient sur le devant de la scène là où on ne l’attendait pas. Les scénaristes lui déroulent le tapis rouge en la rendant responsable de toute l’histoire ; et, en l’espace de quelques instants, elle va se mettre tous les personnages à dos. Cela faisait longtemps que le « côté sombre » du personnage n’avait pas été exploité et Kelly Rutherford excelle dans le rôle de la mère prête à tout pour protéger les apparences. Lily retrouve une seconde jeunesse dans cet épisode et ça fait plaisir à voir. C’est encore plus frappant si on la compare à ce pauvre Rufus, à présent cantonné aux regards désapprobateurs.

Les scénaristes ont décidé de faire de Lily l’ennemi numéro 1, et n’y vont pas avec le dos de la cuillère, puisqu’elle vend Bass Industries. La relation (pourtant très intéressante) entre Chuck et sa belle-mère a toujours été trop sous-exploitée. Ce nouvel angle d’approche est intrigant et très prometteur, surtout si Jack est de la partie.

Conséquence majeure de tous ces rebondissements : les intrigues amoureuses sont réduites au strict minimum. C’est loin d’être un problème, c’est même rafraîchissant. Serena prend la décision d’aider Ben à sortir de prison, et de le faire sans Dan à ses côtés, ce qui est une bonne chose, du moins pour l’instant. Ce dernier aura eu un début de saison chaotique, alternant le bon et le très mauvais. On sait que son association avec Blair marche de façon ponctuelle (le temps d’une machination, ou d’un road trip), mais peut-elle tenir sur la durée ? La réponse en 2011, puisque les scénaristes semblent s’orienter dans cette voie.

J’ai volontairement omis l’intrigue de Nate, car il ne sert plus que de bouche-trous. Mis à part cela, Gossip Girl conclue 2010 avec panache. La série clôt honorablement une intrigue fil rouge qui lui aura été bénéfique. Elle nous offre (en cadeau de Noël) un de ses meilleurs twists depuis longtemps. Et, pour finir, elle lance des pistes inédites et alléchantes pour l’année prochaine, avec des combinaisons jusque-là jamais (ou très peu) exploitées. Cette première partie de saison 4 a réussi à redorer le blason de la série, espérons donc que la suite poursuive sur cette lancée.

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