Lors de son premier jour à Columbia, Blair essaie de rentrer dans le club très exclusif de Hamilton House. Serena commence à suspecter Juliet de vouloir lui mettre des bâtons dans les roues, alors que Dan apprend la vérité sur la paternité de Milo.

Pincez-moi, Gossip Girl serait-elle en train d’évoluer ? À la vue de ce nouvel épisode, on pourrait bien le croire. Ce qui l’illustre le mieux c’est sans doute la relation Blair/Serena. Pendant un bon moment, on se demande si les scénaristes ne vont pas encore nous ressortir la rivalité de cour de récré entre la blonde et la brune. Mais cette fois le changement semble vraiment sérieux. C’est surtout Blair qui a mûri, mais Serena n’est pas en reste puisqu’elle est la première à remarquer le jeu de Juliet. Il faut dire que ça saute aux yeux, mais c’est rafraîchissant de la voir dans une autre position que celle de la belle plante naïve.

Mais il y a une autre évolution marquante, celle de Chuck. Les auteurs semblent décidés à explorer sérieusement son côté homme changé. Cela pourrait être ennuyeux, mais Ed Westwick se montre très crédible, et puis, il y a une nouvelle méchante de service pour le remplacer. La terrible Juliet est partout : à Columbia, à la Fashion’s Night Out… Elle a pour l’instant encore un peu de mal dans l’exécution de ses plans, mais cela viendra sûrement avec l’expérience.

À côté de cela, Vanessa et Dan jouent à la parfaite petite famille avec Milo à Brooklyn. Le jeune homme apprend (quel choc !) que le bébé n’est pas de lui. Et, après une explication rocambolesque, Georgina repart avec le petit. On a l’impression que les scénaristes ont compris que cette intrigue était une mauvaise idée et ont voulu faire marche arrière. Si cette histoire s’arrête là, elle aura été risible. Espérons qu’ils trouveront autre chose que Vanessa pour occuper Dan, car leur couple ne fait pas vraiment d’étincelles.

Pour faire table rase du passé, il semblerait que la série ait justement besoin d’y revenir. Chuck doit ainsi affronter Rufus et Eric à propos de la soirée où il a tenté de violer Jenny (à savoir dans le pilote). Mais c’est surtout auprès d’Eva qu’il devra rendre des comptes. Celle-ci semble constamment perdue comme une française en Amérique, mais aussi comme une gentille dans une série où seuls les vilains brillent.

Gossip Girl occupe également une place prépondérante dans l’épisode comme au bon vieux temps, la vidéo en plus. On retrouve même une des mean girls des premières saisons, Penelope. Il y a aussi la Fashion’s Night Out, ce qui est l’occasion de nombreux caméos de designers (Charlotte Ronson) et autres mannequins. Enfin, c’est le retour de Dorota que l’on n’avait pas vu depuis un certain temps. Tout cela nous ramène à l’ambiance des premières saisons.

Au final, on retrouve toujours le même genre d’intrigues basées sur des quiproquos et des manipulations. Pour autant, les scénaristes parviennent à subtilement changer la donne en faisant mûrir leurs personnages. Ceci réveille l’intérêt et rend le visionnage sympathique. Il y a encore du chemin, mais Gossip Girl est en train de redevenir plaisante à regarder.

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