Serena et Nate décident d’intervenir pour mettre un terme à la guerre entre Chuck et Blair, ce qui mène les deux ennemis à signer un traité de paix. C’est sans compter sur Dan qui veut raviver leur animosité dans le but de pouvoir ramener Jenny dans l’Upper East Side, à temps pour l’anniversaire de Rufus et Lily.

War at the Roses est loin d’être un épisode enthousiasmant, mais la fin – géniale – compense pour le manque d’intérêt général.

On commence assez fort avec les négociations du traité de paix entre Chuck et Blair qui va être au centre de l’épisode. La scène est très bonne, déjantée juste comme il faut. On se doute bien que les deux vont avoir du mal à tenir leurs engagements, mais cela a au moins le mérite d’être original.

De toute façon, Blair a de quoi s’occuper avec les préparatifs de son vingtième anniversaire. Comme le fait justement remarquer Dorota, Miss Blair déverse sa frustration de ne pouvoir affronter Chuck sur les employés. Les scénaristes ont eu deux bonnes idées sur ce plan : ne pas trop en faire, et avoir ramené Eleanor, qui est décidément toujours très avisée lorsqu’il s’agit de donner des conseils à sa fille.

Comme à chaque anniversaire de Blair, on nous ressort son envie d’être une femme plus qu’une enfant, et c’est là que le discours d’Eleanor permet d’éviter la répétition, c’est même plutôt bien écrit. Là où c’est moins bien géré, c’est le déroulement de la fête. Tout est très prévisible, et l' »humiliation » de Blair est gentillette.

Et on touche là le nœud du problème : Dan. Les scénaristes ne semblent pas savoir quoi faire de lui, et le lancent dans une croisade (trop tardive pour être crédible) contre Blair et Chuck. On ne croit pas une seule seconde à Dan, le grand méchant comploteur. N’était-ce pas lui qui faisait la morale à sa sœur la semaine dernière ?

Toujours au rayon incohérences, nous avons Serena l’amnésique. D’accord, Juliet avait fait porter le chapeau à Vanessa pour sa presque expulsion de Columbia, mais de là à lui raconter tous les détails de sa vie amoureuse. Il semblerait que nous ayons droit au retour de la Serena crédule, elle qui avait fait tellement de progrès depuis le début de la saison. Elle parvient néanmoins à surprendre, en tenant son engagement et en ne couchant pas avec son professeur.

Cela ne sera peut-être pas nécessaire pour les faire tomber, puisque Juliet a la preuve en image que les deux ont une liaison. Alors que la fin de l’épisode précédent laissait sous-entendre que Colin et cette dernière avaient une liaison, il n’en est rien. Le professeur est en fait son cousin, et au lieu de tirer les ficelles, il n’est qu’un pion dans le plan de Ben qui semble être le seul aux commandes. C’est un peu un retour à la case départ pour le téléspectateur, et il serait temps de lever un peu le voile sur les raisons de sa haine envers Serena.

J’en arrive à la scène qui, j’en suis sûr, va faire buzzer les forums : les ébats passionnés de Chuck et Blair. J’espère qu’Eleanor a le sommeil lourd ! La fameuse scène est très bien accomplie, elle est inattendue, mais ne sort pas de n’importe où pour autant. On nous avait informés d’une clause dans le traité leur interdisant de se toucher, ainsi que de leur frustration mutuelle, frustration qui se révèle d’ordre sexuel. Autre bon point, la réalisation rappelle furieusement celle de leur première fois à l’arrière d’une limousine, tout cela avec en musique de fond Robyn, la guest musicale du jour.

En résumé, un nouvel épisode de Gossip Girl plaisant à suivre, même s’il tourne sérieusement en rond. Les caméos incessants (Joe Zee, Rachel Zoe) font cache-misère, mais la série parvient, comme d’habitude, à se rattraper avec son cliffhanger.

avatarUn article de .
2 commentaires