Lily et Robert sont de deux mondes différents et n’auraient jamais dû se rencontrer, mais ils se retrouvent dans le même groupe de soutien pour personnes qui ont tenté de se suicider.

Starz n’est pas encore parvenu à affirmer sa personnalité, on sait juste que quand on se met devant une série de cette chaine, cela risque d’être légèrement cheap. C’est donc le cas ici.

Pour le reste, nous voilà avec l’histoire de personnes qui ont survécu à leurs suicides et qui sont forcées de participer à un groupe de soutien. On se concentre sur deux en particulier.

Robert a lancé sa voiture du haut d’une falaise et s’est raté à cause du navire de croisière qui se trouvait entre lui et l’océan. Ce n’est pas vraiment bien fait, c’est d’ailleurs plutôt moche, et l’introduction n’a alors pas l’impact qu’elle aurait dû avoir pour vraiment nous accrocher. Pour ne rien arranger, Robert n’est pas vraiment attachant, il laisse juste indifférent. J’aime beaucoup Ivan Sergei, malgré sa carrière faite de mauvais choix après Jack & Jill (et je n’aimais pourtant pas trop), mais c’est probablement dû à mon affection pour Once a Thief, car une fois de plus il n’arrive pas à apporter de la dimension à son personnage, jouant juste avec son air désespéré.

Dans le même esprit, après sa prestation dans Breaking Bad, on aurait pu espérer que Krysten Ritter soit plus convaincante en Lily Champagne qui s’est ratée à coup de gâteau au chocolat empoisonné. Lily et son côté hipster doofus devient rapidement redondante et elle n’est pas aidée par le fait que le co-créateur du show, Eric Schaeffer, s’impose sans raison apparente dans son histoire en jouant un détective de la police qui… on ne sait pas franchement qu’est-ce qui pourrait justifier qu’un détective s’immisce à ce point dans la vie de la jeune femme qui a tenté de se suicider, à moins qu’il ne soit un pervers, ce qu’il semble être de toute façon.

Bref, ces deux storylines majeures sont plutôt vaporeuses et doivent nous familiariser avec les personnages principaux. Pour le reste du groupe, au troisième quart de l’épisode (voir un peu plus loin), on leur offre une scène chacun pour être présentés comme étant tous de léger weirdos. Seul Dogg MdFee, joué par Ving Rhames, parait être à peu près stable et au contrôle dans sa vie post-tentative de suicide.

Avec un sujet pareil, on aurait pu s’attendre à plus d’émotions et d’introspection, voir peut-être a du cynisme ou du défaitisme. Pourquoi pas à un message d’espoir ? En tout, il aurait fallu des personnages possédant un peu de consistances pour réellement aider à nous introduire dans cet univers qui ne semble pas avoir de direction.