Casey, Ashleigh et Evan sont désormais diplômés. Les deux premiers se font la guerre en droit alors que la seconde revient à CRU après une escapade new-yorkaise. Alors que la guerre continue entre les Omega Chi et les Kappa Tau, Rusty voit son invention lui être retirée, Cappie tente de recoller les morceaux avec Casey, Calvin se cherche une carrière, Beaver fait la conquête de Katherine et Rebecca est à la tête de ZBZ. Mais une vraie bataille reste à mener : sauver la maison KT !

Pour tout sériephile digne de ce nom, voir une série que l’on aime s’arrêter est un moment plein d’émotions à condition que ce soit bien fait. Et c’est donc les yeux un peu humides (pour les plus sensibles) et le cœur serré que l’on dit au revoir à cette bande de petits jeunes qui mettent définitivement un pied dans leur vie d’adultes.

Pour être honnête, la fin de Greek semble un peu précipitée malgré un final hauts en couleur qui résout tout, mettant chacun avec sa chacune, amenant les personnages à faire des choix de vie important pendant que les autres reprennent le flambeau avant de passer en temps utile à l’étape suivante à leur tour. On nous livre ici 10 petits épisodes, certes très addictifs, comme a souvent pu l’être la série, mais on ressent comme un malaise du côté des scénaristes du genre « bon sang, comment boucler tout cela en si peu de temps d’antenne ! ». C’est donc un peu panique à bord et redondance du côté des couples : Casey et Cappie se cherchent, se trouvent, hésitent, se lancent sans trop y croire avant un ultime saut dans le vide ; Rebecca et Evan vont droit dans le mur ; Calvin et Heath trouvent des raisons de rester ensemble. Et bien sûr, il y a toujours le spectre de la trahison entre Cappie et Evan.

Heureusement, de nouveaux personnages font leur entrée (des bizuts), et nous avons droit à quelques retours (Frannie, Katherine, Tegan toujours campée par Charisma Carpenter). La saison joue au chat et à la souris avec Rusty et Ashleigh dont les prémisses d’une relation se ressentaient depuis un bon moment alors que l’encombrant Dale n’a plus rien de l’insupportable colocataire catho et homophobe.

Saluons surtout la très intelligente initiative des scénaristes qui ont la bonne idée d’offrir un épisode entier au personnage savoureux de Beaver, le blond à la tête d’ahurie qui dort avec un pingouin (comme Joey dans Friends). Dans All about Beav (4.04), il apparaît enfin comme l’être censé qu’il est sous l’œil étonné de Casey avant de former un couple très improbable et pourtant fort juste avec cette cinglée de Katherine.

Mais plus que jamais, cette dernière saison embrasse sa destinée à l’image de ses héros. Car de quoi nous a parlé Greek pendant 4 ans ? De fraternité évidemment, d’études assidues, de geeks, d’amours désenchantées et compliquées, de compétition, et de bizutages. Mais la série a surtout montré comment s’élever en tant qu’individu au sein d’un collectif. En trois mots : acquérir une maturité.

Arrivée au terme des études, il faut quitter ce cocoon douillet et chaleureux qui préserve du monde extérieur. C’est tout le problème de Casey et dans une autre mesure de Cappie – dont le véritable nom est enfin révélé – qui ne s’est jamais vu autrement qu’en tant que président de KT. Pour la génération suivante composée de Rusty, Calvin, Rebecca ou Dale, il s’agit de se montrer à la hauteur des aîné(e)s. Et quoi de mieux que de devoir reconstruire une maison pour cela !

Après quelques balbutiements mal assurés, la saison 4 de Greek prépare doucement, mais sûrement son beau final, hymne à l’amitié et à la… fraternité quelque soit la forme que celle-ci prend. Objectif atteint dans la bonne humeur, la légèreté et une once d’émotions non négligeables. Merci à ABC Family pour ces jolis moments de détente.

Bienvenue dans l’âge adulte… sur « Forever Young » de Youth Group !

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