grey’s anatomy
Meredith Grey, fille d’un chirurgien très réputé, commence son internat de première année en médecine chirurgicale dans un hôpital de Seattle. La jeune femme s’efforce de maintenir de bonnes relations avec ses camarades internes, mais dans ce métier difficile la compétition fait rage.

Face à la nouvelle série – presque – numéro 1 aux États-Unis, et à un public grandissant en France, Critictoo se devait de visionner au moins le début de Grey’s Anatomy.
La première saison, composé de 8 épisodes, n’est pas assez longue pour tomber dans des travers scénaristiques, et à la fois de durée qui permet de se faire une véritable idée sur la série.

Le style et l’ambiance sont assez vite cernés. Disons-le tout de suite, Grey’s Anatomy a des prétentions qu’elle n’atteint pas. Le générique, inspiré clairement de celui de Nip/Tuck, ne colle pas particulièrement à la série, et respire l’orgueil. Seulement, cet orgueil devra rester là où il est, car on est loin du grand art. Tout ou presque tournant en partie autour des histoires de cœurs, entourés de cas médicaux et d’un peu de compétition, il est sûr que l’on n’est pas propulsé étrangement dans une série réaliste, ou intrigante. Une fois enlevée donc la fausse couche sous laquelle se dissimule la série, on peut donc s’attaquer à la vérité.

Grey’s Anatomy est une série sympa. Ni plus, ni moins. Les dialogues sont funs, les situations amusantes, et chacun à droit à son stéréotype pour trouver chaussure à son pied. Bien sûr, il ne s’agit pas d’un casting haut volé, mais on peut leur reconnaître de s’en sortir sans dénoter dans le paysage – chose un peu crainte avec le personnage de Katherine Heigl.
La multiplicité des personnages, et chacun ayant droit à sa part du gâteau, permet, comme ER avant, d’avoir au moins quelqu’un qu’on aime, au moins quelqu’un qu’on déteste – ou, juste sans intérêt. Pour moi, les 10 premières minutes de l’épisode m’auront permis de me fixer : O’Malley alias l’acteur gay, en plus respirer la gaytitude, est clairement irritant et d’une crétinerie outre mesure. Typiquement le genre de personnage avec quasiment zéro charisme. Cela a un avantage, l’acteur ne respire pas le charisme. Grey aura l’étrange chance de se révéler bien moins insupportable qu’on ne l’aurait pensé et finalement, Izzie (Katherine Heigl) plus intéressante que ne le laisser présager le début. C’est Sandra Oh, avec Christina qui s’en tire avec l’un des personnages féminins, les plus hauts en couleur, mais qui, malgré toute la sympathie que j’ai pour elle, rentre clairement dans les clichés du genre. Chandra Wilson, jouant leur supérieur (surnommé Le nazi en V.O) est pile ce qu’il faut dans le dosage, mais on ne la voit pas assez.

Du côté masculin, O’Malley se frotte a du bien plus lourd. Burke, pour ceux qui ne le savent pas, est incarné par Isaiah Washington et domine son monde de par son physique imposant, et sa stature. L’acteur ferait presque véritablement chirurgien si l’acteur était encore plus charismatique. Le concurrent direct de Burke est incarné par Patrick Dempsey – le Dr. Shepherd aussi connu sous le nom de McDreamy. Il a pour lui le charme et la sympathie. Il reste à cela, le chef de toute l’équipe, le meilleur acteur où tout se joue avec sobriété et talent, puis Alex Karev (Justin Chambers) qui se voit prendre de plus en plus de place au fur et à mesure de la saison pour devenir l’un des principaux éléments comiques (dans les dialogues).

Il y en a donc pour tout le monde : top model, amoureux transi, gay, pas gay, fashion victim, caractériel, sarcastique… Tout ce que voulez, ou presque, avec une dose de conventionnels quasi inévitables, mais qui a le mérite de se faire oublier, car, à l’évidence, on se marre bien.
Grey’s Anatomy n’a pas l’envergure de sa concurrente directe des jeudis soirs, CSI, que ce soit dans la réalisation, le visuel ou les acteurs, et touche son public différemment : des situations poussives, de l’humour, de l’amour, et un peu de stress.

avatarUn article de .
CaroleC
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