Grey's Anatomy - Holidaze (6.10)

Pendant les fêtes de fin d’année, Miranda reçoit la visite surprise de son père, Mark accueille chez lui sa fille venant d’apparaître dans sa vie, Thatcher pointe du doigt l’alcoolisme du Chief, que Meredith semble refuser d’admettre.

Le season premiere de cette saison nous avait montré que Grey’s Anatomy pouvait jouer avec le temps et réussir son coup. Holidaze nous fait ressortir avec un tout autre sentiment, ce traitement festival n’étant pas des plus maitrisés.

De Thanksgiving au Nouvel An, voilà la période que couvre cet épisode, continuant de jongler avec les derniers éléments récemment implantés dans la série, ainsi que l’arrivée d’une autre Sloan.

Le découpage réalisé ici, épaulé par un paquet de musiques de fin d’année quelque peu pesante, empêche réellement de poser solidement les évènements qui vont pourtant occuper patients et chirurgiens. Il y a de bonnes idées, mais les histoires auraient bien mérité de s’étaler sur la longueur. 45 minutes pour toutes, ce n’est pas suffisant.

Au-delà des patients, cet épisode va s’arrêter sur quatre faits d’assez grandes importances, dont trois seront assurément encore développés par la suite. Tout d’abord, c’est l’arrivée de Little Sloan (aka Leven Rambin), la fille perdue de Mark. Tout spectateur un peu rôdé aujourd’hui est toujours réticent de voir un enfant caché sortir des tiroirs, et on ne peut pas dire que l’épisode aide réellement à cerner, s’attacher ou même simplement accepter Little Sloan dans le paysage. Cette dernière a posé ses valises chez Mark et Lexie, mais nous est très peu présenté, et ces passages sont suffisants pour mettre en avant plus de défauts que de qualités. Autant dire que pour une telle annonce, elle aurait mérité d’avoir une introduction plus travaillée. La suite va devoir remonter la barre.

Il n’y a pas que pour elle qu’il va falloir relever le niveau, car le soudain alcoolisme du Chief, introduit la semaine passée, se révèle être franchement abusif. À la base, je n’ai pas eu trop de problème à digérer cette information sortie du chapeau de magicien, mais sa mise en place forcée la rend quelque peu indigeste. Si le Chief gagnait en consistance dans son opposition avec Derek, son amour pour la boisson amoindrit singulièrement le personnage. La seule véritable bonne scène qui en ressort se trouve être celle entre Thatcher et Meredith, quand ce dernier vient lui faire remarquer les problèmes d’alcool de Richard. Meredith a résolu beaucoup de ses soucis, mais ce passage est une belle démonstration qu’elle a encore âs mal de daddy issues, clairement les plus difficiles à surmonter.

D’ailleurs, l’arrivée de Teddy (la semaine dernière aussi) au Seattle Grace pouvait s’annoncer comme un obstacle pour la pérennité du couple Owen/Cristina. Une voie qui va être exploitée ici, mais le temps imparti empêche de réellement cerner tenants et aboutissants émotionnels. Teddy et Owen n’ont pas l’alchimie qu’il y a entre ce dernier et Yang, et, le duo est desservi par les chants de Noël, rendant l’ambiance un peu mielleuse.  Quelques doutes et explications nous conduisent à Hunt déclarant aimer Cristina. Si ce triangle amoureux pouvait se conclure ici, cela serait parfait.

Le montage n’a donc servi aucune de ces intrigues, et finalement, malgré un développement simpliste, c’est Bailey qui se sort magistralement de ce méli-mélo sentimentalo gluant un peu trop typique de fin d’année. Il faut dire alors que Chandra Wilson est comme à son habitude formidable, et semble être capable de pouvoir sauver n’importe quelle scène. Le repas de Noël en est une démonstration indiscutable. La chirurgienne accueille ainsi le temps des fêtes son papa (Frankie Faison), qui offre ainsi l’opportunité d’explorer ses relations familiales – qu’il s’agisse de celle avec ses parents ou de celle avec son fils et son ex-mari.

Holidaze conclut donc de façon plutôt décevante la première partie de cette saison 6 de Grey’s Anatomy, qui ne sera alors de retour le 14 janvier, une fois les fêtes passées.