L’hôpital accueille un politicien d’importance dont la vie est en danger.  Owen et Teddy sont alors mis dans le secret en devenant ses médecins attitrés. Cristina décore sa demeure, à l’aide de Callie. Alex et April travaillent avec le nouveau pédiatre en charge, le Dr. Phil Stark.

Grey’s Anatomy continue sur sa lancée, il n’y a donc pas grand-chose à dire sur ce plan-là. Il y a des idées perfectibles et des mises en scène peu convaincantes, mais l’ensemble de l’épisode s’inscrit dans la mouvance de cette saison.

Ainsi, il y a beau avoir un politicien d’envergure dans le coin VIP de l’hôpital, c’est Cristina qui agite les esprits, sa démission ayant placé sa meilleure amie, son mentor et son mari dans une position délicate. La mise en perspective est plutôt ingénieuse,  nos médecins étant penché sur un homme d’importance pouvant en sauver des milliers en même temps que leur priorité est Cristina – qui elle aussi pourrait sauver bien des vies en retournant au travail. Une situation qui permet par ailleurs d’exploiter Teddy à sa juste valeur, ayant la parfaite dynamique avec Owen, un rôle d’importance dans l’opération, et enfin l’opportunité de prendre les devants, ce dont elle a bien besoin, surtout quand c’est aussi bien fait.

Pour Cristina, nous sommes donc à un tournant majeur, mais celui qui parvient réellement à connecter avec la chirurgienne n’est pas forcément celui/celle qu’on attendait. L’épisode saute donc sur l’occasion pour jouer avec le passé et remettre en avant l’étonnant duo Yang/Shepherd avec succès.

Pour le coup, il faut quand même admettre que la vie du patient VIP ne semble jamais vraiment prendre d’importance, et ce constat peut s’appliquer à quasiment tous les malades du jour, mis en retrait ou au service des troubles de nos médecins.

Une situation qui s’applique donc à Avery, dont le poids de l’échec le frustre (et participera à la scène de baston final avec Alex) et qui a l’impression que tout le monde le met de côté, même Bailey, dont les intentions sont toute autre. La conclusion médicale se montre prévisible et ne parvient pas réellement à prendre une ampleur émotive forte. C’est aussi le cas du bébé aux soins d’Alex et April, tous deux sous la directive du Dr. Phil Stark, Peter MacNicol étant ainsi de passage au Seattle Grace suite au départ en Afrique d’Arizona. Il ne convainc pas trop, peu aidé par le cas qui se montre trop mécanique dans son développement.

Tout est avant tout là pour accentuer les sentiments de nos médecins, avec plus ou moins de pertinence. Alex tire son épingle du jeu, sauvé par la dernière scène avec Meredith, travaillant toujours sur la complexité et dualité de l’homme – entre assurance et troubles émotionnels qui le définissent à la perfection. Le coup avec April était un peu trop facile à voir venir, et il est difficile de réellement savoir ce que notre équipe créative veut faire du possible couple. Ce dernier s’inscrit aussi dans la lignée du béguin d’Avery pour Lexie. Les options se multiplient – Alex/April, April/Avery, Avery/Lexie, Lexie/Mark – et pendant ce temps-là, nous n’allons clairement nulle part. Le petit hic, c’est qu’il y a du potentiel pour quasiment toutes les formules, et c’est juste les possibles préférences qui guident le cœur du spectateur – et peut-être ceux des scénaristes pour la suite ?

Ce nouvel épisode de Grey’s Anatomy peine ainsi à donner à ses cas médicaux l’ampleur nécessaire, ces derniers passant après les troubles psychologiques des docteurs. Callie nous fait le coup de la coupe de cheveux – cela lui va bien ! – et finalement, cela résume parfaitement cet épisode : c’est une technique bateau, mais qui parvient à porter ses fruits.