Grey's Anatomy - An Honest Mistake (5.16)
Des complications continuent de survenir avec la patiente de Derek, qui se retrouve alors opposé à Addison. Cristina émet des doutes sur une chirurgienne de l’hôpital après que cette dernière ait commis une erreur sur une procédure de routine. Bailey réclame une lettre de recommandation du chef pour poursuivre sa carrière en pédiatrie.

Addison est encore présente au Seattle Grace Hospital, mais sa présence est assez minime, un peu comme si elle faisait partie du staff. La patiente, Jen va devoir encore passer sur la table, et les choses vont sacrément se compliquer, créant un conflit de taille entre Shephard et Montgomery.

Ben et Jen seront restés au sein de l’établissement pendant plusieurs épisodes, et ainsi, nous avons eu le droit à un cas plus compliqué et développé sur la durée. L’enchainement des opérations était un signe sur la conclusion de l’histoire, mais ici, Ben Shenkman réussit parfaitement à véhiculer l’émotion causée par le drame. L’un des défauts des drama du genre de Grey’s est qu’à force de tirer sur la corde sensible, plus rien ne passe. Ici, on ressent bien la pression sur Shephard, qui ne s’exprime pas, mais dont les doutes, l’angoisse et la colère face à l’échec se ressentent et tout finit par exploser en une bagarre avec Mark. On ressent aussi la détresse du mari, Rob, qui après avoir stressé et espéré, arrive au bout d’une route qu’il ne voulait pas atteindre.

Il y a aussi une thématique qui se dégage de l’épisode, celle de l’erreur, celle qui est commise par les médecins, tous humains, mais qui, à force d’être vus un peu comme des dieux, de jouer aux dieux, finissent par avoir des difficultés à voir les limites. Ainsi, nous rencontrons le Dr. Campell, dinosaure du Seattle Grace, comme la qualifie Cristina, qui a fait une erreur, et cela a ramené le patient à l’hôpital. Faye Dunaway donne donc vie le temps d’un épisode à cette chirurgienne refusant le départ. Elle en impose beaucoup, et donne de la consistance à un personnage qui ne fait qu’un passage éclair, mais qui avait besoin de cela pour réellement prendre vie, et pour qu’on puisse, en tant que spectateur, comprendre sa vision. J’ai beaucoup aimé l’idée aussi que le patient ne le vive pas comme une erreur, garde confiance dans la chirurgienne. Il ne pense pas à mal, ne se met pas à menacer de procès, il n’est pas émotif. Il est un type de patient qu’on voit bien trop rarement à la télévision. Cristina est quant à elle impeccable, faisant comme un retour aux sources. On la voit pleine de confiance, sûre d’elle, mais aussi avec la volonté d’offrir le meilleur. Cela faisait bien longtemps.

Pendant tout ce temps-là, il ne faudrait pas oublier Izzie, qui voit une ancienne patiente pointer le bout de son nez pour se plaindre : elle lui avait annoncé qu’elle avait un cancer, or il n’en est rien. Il y a eu erreur médicale, elle a eu le verdict d’une autre patiente. C’est drôle, car, à l’époque où les résultats des examens pour la patiente étaient tombés, j’avais cru au départ que Sadie avait fourni justement les résultats sanguins d’Izzie, jusqu’à ce qu’on dise que non. Finalement, c’était bien le cas. Ce qui est un peu déroutant quant au parcours de Stevens, c’est qu’elle le fait seule, toujours. Le fantôme, l’acceptation que quelque chose ne tourne pas rond, la découverte de la maladie, elle évolue détaché des autres, et ses interactions avec Alex sont qui plus est très limitées. Elle pourrait travailler dans un autre hôpital que cela serait un peu pareil.  Je trouve dommage de voir des personnages si peu attachés à leur environnement. Cela reste toujours plus que George, qui n’a pas eu une véritable intrigue pour lui depuis longtemps.

En somme, un bon épisode.

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CaroleC
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