Grey's Anatomy - Beat Your Heart Out (5.14)

Derek veut demander Meredith en mariage, mais cherche le parfait moment pour le faire. Mark remet en question sa relation avec Lexie, alors que Bailey doit une nouvelle fois s’occuper d’un enfant. Izzie décide de mener une série d’examens sur sa personne.

C’est étrange, une fois qu’il n’y a plus de fantômes rôdant dans les couloirs du Seattle Grace, on se sent déjà un peu mieux, comme si on venait de nous arracher une épine du pied. C’était une douleur lancinante, qu’on arrivait à tolérer, mais on avait oublié cette sensation de bien-être qu’il y avait quand elle n’était pas là.

Par contre, allez savoir pourquoi, j’avais cru qu’on avait mis le Dr. Dixon au placard, ou tout du moins qu’elle était repartie errer dans un autre hôpital. Je savais bien que Mary McDonnell avait signé pour au moins 3 épisodes, et qu’elle n’était apparue que dans deux. Mais, autant j’aime l’actrice, autant je ne vois définitivement aucune utilité au personnage, qui n’apporte que peu de choses à la série. Enfin, pour ce coup, cette semaine, le reste autour étant agréable, elle ne gâche même pas cela.

Denny est reparti rejoindre ses amis les fantômes – ou la promotion de Watchmen, comme vous voulez, si vous avez envie de voir Jeffrey – et Izzie se décide enfin – oui, enfin ! – à passer une série d’examens. Pour cela, comment réussir à ne pas lever les soupçons, si ce n’est ruiner l’hôpital, en étant le cobaye pour les jeunes internes, présents seulement quand les scénaristes se souviennent d’eux. Ils sont un peu comme George sur ce plan-là, qui fait vraiment figuration actuellement. Dommage, moi je l’aime bien George. Enfin, pour cet épisode, il n’est pas le seul, car Alex aussi, il fait plutôt beau dans le paysage. D’un autre côté, on note qu’il y a une ou deux grandes lignes, mais qu’ils ont réussi à caser tout le monde, ce qui est quand même pas mal, et un signe de bonne volonté.

Il y a deux grosses histoires : la première, c’est Derek et sa demande en mariage. Tout un épisode pour ne pas l’avoir, à cause du coup de fil d’Addison, qui lance le cross-over ! Je n’aime pas quand les scénaristes nous font des coups pareils, ça ne s’appelle même plus gagner du temps, c’est dix petites pirouettes, le projecteur en pleine face, et une prière pour espérer que le spectateur aura été trop ébloui pour se rendre compte que c’était vide, il n’y avait rien à voir. Cela a le mérite de faire progresser le couple Lexie/Mark, que j’aurais bien élu le plus mignon de la série si Cristina/Owen ne leur avait pas volé aussi facilement le trône. Cristina a décidément toujours hérité des romances les plus réalistes, affectives, et solides. C’est à la fois poétique, émotionnel et compliqué. D’ailleurs, tant qu’on est perdu dans les couples, voici que le Dr. Arizona se prend l’envie d’embrasser Torres, toute malheureuse, qu’on irait bien se saouler avec elle pour lui remonter le moral. Pourquoi, depuis que Torres a viré de bord, elle ne s’intéresse plus aux hommes ? À quel moment est-elle passée de bi à simple lesbienne ? Je me pose cette question assez régulièrement. J’ai assez de sympathie pour Arizona, car j’adore son nom, et qu’elle m’a l’air d’être une demoiselle joviale. Donc, pourquoi pas ? Ainsi, Torres aura des interactions avec d’autres personnages que Mark ou Lexie, ce qui ne serait pas un luxe pour elle.

Enfin, la seconde grosse histoire, c’est celle de Bailey, qui occupe pas mal de temps d’antenne ces derniers temps. Mon gros regret avec ce personnage est qu’elle a perdu son aspect comédie, et qu’on l’a transformé en machine à drama. Une possible promotion (c’est un bel exemple de carrière, en tout cas), mais aussi un nouveau cas d’enfant, qui fait réfléchir sur le poste qu’elle pourrait occuper à l’avenir. Ce n’est pas si mal mené que ça.

En somme, comme tout l’épisode, car si la série a fait mieux, au vu de la qualité de la saison, on peut dire ici qu’on tient un épisode qui nous ramène dans la bonne direction, réparant les derniers dégâts causés par des intrigues bidons, et essayant de trouver un équilibre pour la pléthore de personnages qui travaillent au sein du Seattle Grace.

avatarUn article de .
CaroleC
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