Suite à une fusillade dans une université, les patients sont amenés au Seattle Grace, poussant le personnel à être replongé dans la tragédie qui les a frappés. Arizona, de retour, apporte son aide, et tente de se réconcilier avec Callie.

La fin de la saison 6 de Grey’s Anatomy aura hanté tout le début de cette septième saison, qui trouve avec Disarm une nouvelle opportunité de plonger encore plus dans cette introspection, mais cette fois-ci pour clairement la laisser derrière elle.

Il est toujours difficile face à une telle tragédie de bien gérer l’après. Grey’s Anatomy a pris son temps, mais à quel moment faut-il définitivement aller de l’avant ? C’est le virage le plus compliqué et c’est celui que doit se charger de prendre l’épisode du jour.

Pour l’occasion, la série met littéralement les pieds dans le plat, prenant le risque de la redite, en fournissant une autre fusillade ayant eu lieu à une université. L’hôpital croule rapidement sous les patients (ils ont définitivement besoin d’un service d’urgences plus grand) et les médecins sont confrontés aux derniers démons du drame qui les a frappés personnellement.

L’épisode doit donc jongler entre ceux qui ont déjà quitté la zone d’ombre et ceux se devant de le faire. Ainsi, Karev est déjà littéralement passé à autre chose, aidé par un Stark qu’il déteste et sa propre famille. Sa franchise avec Avery poussera ce dernier à aller de l’avant. Jackson était à sa façon encore plus coincé que Cristina, et finalement, l’épisode désamorce ses angoisses assez rapidement et sans trop prendre de risques.

En fait, cela définit assez bien l’ensemble de l’intrigue en place, qui joue autour de rouages scénaristiques et émotionnels mécaniques, mais qu’il faut reconnaître nécessaire. Il est clairement temps de passer à autre chose, et pour bien y parvenir, la série optera pour une orchestration simple, mais qui a le mérite de faire ce qu’on attend d’elle. A l’image d’Avery, il est temps pour Cristina de laisser le drame derrière elle, et la journée de pêche s’est chargé du plus gros. L’épisode pousse le vice jusqu’à la faire pencher sur l’homme responsable de la fusillade – ce qui était quand même dispensable – mais passé cet abus de drame, Yang est enfin sorti de sa zone de troubles.

L’ensemble se montre habile dans ses associations, Cristina, Avery et Teddy se retrouvant autour de la même table au départ, Derek et Meredith travaillant ensemble pour nous renvoyer à la position de la femme qui attend des nouvelles en dehors du bloc opératoire, alors que Callie et Arizona doivent travailler ensemble. Elles incarnent d’ailleurs la suite de la saison, le retour d’Arizona étant les débuts d’une situation qui se doit d’être exploré – Torres ayant des blessures à soigner. La reformation du couple Mark/Lexie est confirmée, signe aussi d’une fusillade laissée officiellement derrière, et la déclaration de Lexie à la fin est touchante et parfaite.

Au milieu de tout cela, Stark ne parait pas à sa place, Bailey fait le minimum syndical, April assiste le Chief (un bon duo, même sous employé, comme la dynamique avec l’officier Hancock) et Owen semble quelque peu brasser de l’air (mais il faut bien quelqu’un pour faire ce qu’il fait !).

Grey’s Anatomy revient alors avec un épisode tirant sur des ficelles un peu trop voyantes, mais le déroulement, dans sa simplicité, a le mérite de véritablement servir son but et de nous faire aller de l’avant. Une bonne façon de laisser la première partie de saison derrière soi et de porter son regard vers la suite.