Derek commence ses essais cliniques pour Alzheimer avec Alex, éloignant volontairement Meredith. Bailey décide de twitter ses chirurgies, un procédé contre lequel s’oppose le Chief. Callie, Mark, et Arizona doivent faire face à la nouvelle de la grossesse.

Après avoir lâché ‘la bombe’ (soit la nouvelle de la grossesse) à la fin du précédent épisode, Grey’s Anatomy revient en devant affronter la question et les répercussions qui vont avec. Elle ne va pas régler tout au sein de cet épisode, choisissant un peu trop volontairement de tenir Lexie à l’écart, réservant l’annonce à la fin, et on peut imaginer, sa façon de véritablement digérer l’information pour la suite.

En attendant, Mark, Callie, et Arizona sont ensemble dans le même bateau, et participent à éviter que l’épisode tombe trop dans une routine mécanique. Des idées neuves, ou pas, à l’image des tweets en salle d’opération ou de la compétition entre Cristina et Avery tendent avant tout à fonctionner via des mécaniques un peu trop réglées de la série. Quoi qu’il en soit, j’arrête de m’éloigner de la question, pour en venir à la construction du trio et à leur façon dont ils appréhendent la grossesse. La réaction la moins pertinente et intéressante se montre être celle de Callie – victime d’un cliché télévisuel ! – bien que ce soit autour d’elle que gravite le papa et Arizona, les deux se montrant somme toute responsable et prêt pour la suite.

L’épisode parvient aussi à tirer son épingle du jeu avec le premier patient Alzheimer de Derek, en duo avec Alex, cherchant à y mettre une certaine dose d’émotions, tout en trouvant un moyen plutôt subtil de ramener Derek vers sa femme pour ses essais cliniques. La façon dont Alex se retire est à l’image du personnage, nous fournissant un moment à la fois drôle et plein de sensibilité, comme Derek embrassant Meredith à la fin. Si l’histoire en elle-même ne parvient pas à avoir la puissance émotionnelle que son sujet voulait créer, il y a de bonnes scènes qui en ressortent.

En parallèle, Grey’s Anatomy se la joue social media, avec twitter, pour un peu d’humour et un souffle d’évolution de moyen de communication et de savoir. Difficile d’y voir grand-chose de concluant, cela sent presque le prétexte (on bouche un trou, occupant divers personnages), en utilisant de vieilles ficelles de la série, dissimulée sur une idée non exploitée dans la série. La compétition entre Avery et Cristina ne cherche même pas à cacher sa banalité, à croire qu’avoir sorti Yang de sa tourmente émotionnelle justifie largement de renvoyer le personnage à ses vieilles habitudes ; sans parler de ce pauvre Jackson, à qui il arrive rarement quelque chose de bien ou qui va dans son sens (est-ce qu’un membre de l’équipe créatrice en a conscience ?).

Pour le coup, pour son premier passage derrière la caméra dans Grey’s Anatomy, Kevin McKidd met en scène un épisode en demi-teinte, dans lequel il y a de la bonne volonté (et de bonnes scènes), mais aussi une dose de fainéantise scénaristique.

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CaroleC
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