Grey's Anatomy - Elevator Love Letter (5.19)

Derek retourne au Seattle Grace pour effectuer sa première chirurgie sur Izzie, depuis qu’il a lâché prise. Owen souffre de stress post-traumatique, et blesse Cristina, mettant leur relation en danger.

Izzie est donc officiellement une patiente au Seattle Grace, et attend une opération. Cette dernière doit être effectuée par Derek, qui angoisse. Il a besoin de Meredith, mais elle repousse ses deux demandes en mariage, car ce n’est pas ainsi que cela doit être fait. Meredith est étrangement devenue calme et responsable. Nous sommes loin des débuts et crises de nerfs qu’elle faisait, mais cette évolution est plus que naturelle et méritée. A vrai dire, dans cet épisode, ce sont plus les hommes qui pètent les plombs. Il fallait bien un jour que Derek montre ‘his dark side’, et ma foi, cela sert bien le personnage. Il n’est pas infaillible, et on ne peut pas tout encaisser dans la vie. Il n’empêche, il reste un des meilleurs chirurgiens, et ce qui est assez plaisant, c’est de voir que malgré sa crise, le personnel garde confiance en lui. Même Alex, qui lui fait une réflexion, s’il ne pensait pas Derek apte à mener à bien l’opération, je pense qu’il se serait manifesté, et ce n’est pas le cas.

Karev, justement, a des difficultés à gérer le fait qu’Izzie est allongée dans un lit d’hôpital. Car ils sont tous chirurgiens, ils connaissent les statistiques, et il a peur. Peur du temps qui lui reste à vivre, des possibilités d’avenir, et alors, il ne va pas la voir, la jeune femme passant la journée seule, ne recevant que les visites de Bailey. Impeccable Bailey, comme d’habitude, on en convient. J’ai particulièrement aimé le fait qu’Alex pointe du doigt n’avoir pas réagi quand Izzie lui a dit voir un fantôme. Cela m’avait un peu gênée à l’époque qu’il prenne si bien la nouvelle, et finalement, l’explication qui est ici fournie est qu’à force d’avoir des petites amies complètement instables, il n’en a pas tenu compte. C’est vrai que la vie privée d’Alex n’est pas un modèle de bonheur. Au moins, on n’a pas fait comme si de rien n’était, et le fantôme est assumé, de même que l’erreur de Karev de ne pas avoir vu les signes avant-coureurs.

Ces signes, George les a vus. Il fut le premier à s’inquiéter pour Izzie, il a voulu la faire parler, mais elle s’y refusait. Il prend alors cela très mal : elle ne lui a rien dit, et il est le dernier à être informé de l’état de santé de celle supposée être sa meilleure amie. Supposée, car il faut dire que cette saison, avec la sous-exploitation du personnage, on a un peu tendance à oublier cela. Qu’importe, cela énerve George, mais c’est aussi un prétexte pour éviter de montrer à quel point il s’inquiète pour Izzie.

Pendant ce temps-là, Meredith est quant à elle autant inquiète pour Cristina, qui a failli être étranglée au beau milieu de la nuit par Owen. Il y a une réelle maturité dans la façon dont leur couple est géré. Elle qui veut faire face, lui paniqué par ce qu’il a fait, ayant peur de la blesser. Elle s’obstine, mais la vérité, c’est que Cristina fut bien plus traumatisée qu’elle ne veut l’admettre. La rupture est donc là. Ce n’était peut-être pas la solution, mais au fond, cela parait quand même naturel. Difficile de ne pas comprendre Cristina, après les derniers évènements, même si la décision semble pénible à prendre.

Un épisode qui parvient, malgré les sujets abordés, à ne pas sombrer dans un aspect trop dramatique. Une bonne dynamique est maintenue, et le résultat est alors réussi.

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CaroleC
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