L’équipe de l’hôpital doit sauver un jeune homme de 19 ans, dont le corps est enfermé dans du ciment. Derek et Meredith continuent leurs opérations expérimentales, mais les morts s’accumulent. Izzie essaie d’aider Alex avec Rebecca. George remet en question sa place au sein de l’hôpital.

Après un pari lancé par des camarades, un jeune homme se retrouve coincé dans du ciment. C’est alors le défi médical, et autour de lui, il y a Bailey, Hahn, Torres, Sloan, Yang et le chef Webber. Un peu futile, la victime a fait cela pour une fille. Cela symbolise un peu le gros défaut de la série, cet aspect un peu romantico-niais. Cela n’empêche pas le cas médical, réaliste ou non, d’être intéressant.
C’est surtout pour Yang que cela va jouer. Elle se retrouve sur ce cas, car Meredith lui a donné le biper pailleté. Et, alors que Hahn va être absente, elle va convaincre Webber de la laisser faire. Elle a appris avec Burke. Ce dernier était quand même un sacré professeur, et Cristina une des meilleures. Elle finit par envoyer balader Hahn, ce qui n’est pas trop tôt. On retrouve enfin la Cristina que l’on connaît. Elle va aussi commencer à apprendre à Lexie sur une banane, à coudre.
Bien moins charmant, et pile le type de storyline que je me lasse de voir sur ma télévision, c’est la femme qui d’un coup devient lesbienne, car il y en a une autre dans son entourage ! C’est peut-être mal dit, mais franchement, on s’en serait bien passée. Poussé par Mark, Callie finit par embrasser Hahn. J’aurais été agréablement surprise si cette dernière l’avait repoussé, juste pour rire. Je suis assez agacée par ces revirements ‘sexuels’ qu’on nous colle à la télévision, car d’un coup, ils se décident à instaurer leur quota. Et dans toute cette histoire, qui va aller avec le beau Mark ? Il serait intéressant de lui donner une petite amie stable, cela pourrait être drôle. Ce n’est qu’une suggestion…

Derek et Meredith ont deux opérations. Webber leur dit qu’ils peuvent encore opérer une personne, c’est tout, mais Meredith va aller contre cet ordre sans le dire à Shepherd. Ils ont déjà eu onze morts. À vrai dire, je trouve cela assez moyen. La médecine n’en est pas arrivée là sans semer les morts sur son passage. Alors, même si je doute que le Seattle Grace Hospital soit un hôpital expérimental, je suis approximativement convaincue qu’il faut plus de onze morts quand on expérimente une nouvelle technique pour qu’on dise au médecin d’arrêter.
Meredith va progresser dans sa thérapie, à travers les problèmes de sa mère, et c’est assez bien traité. À un truc près. Sa mère a tenté de se suicider devant elle, et la seule explication qu’elle trouve pour justifier une tentative est qu’elle était chirurgienne et aurait pu se tuer rapidement. Parce que le faire devant un témoin, ce n’était déjà pas assez explicite ? Tout ceci nous ramène à Meredith et Derek qui se remette enfin ensemble. Et comme Rose a à peine été développée, nous ne sommes pas du tout tristes et le couple phare est enfin de retour.

George est de retour. Il a toujours été là, mais le George que j’ai aimé en saison 2, alors que je le trouvais complètement insipide en saison 1 est enfin de retour ! Ce que je n’avais pas trop compris, c’était qu’il semble qu’en devenant le larbin du chef (il n’y a pas d’autres mots pour qualifier sa fonction), c’était qu’il avait mis un terme à son année. Cela n’a pas d’importance, car Lexie va le remettre sur la voie. Elle va fouiller dans les dossiers de Webber, et découvrir qu’il n’a raté son examen que d’un point. Mais aussi que c’est lui qui a le plus de lettres de recommandations, et que tout le monde disait à quel point George peut être un extraordinaire médecin. Cette partie du personnage avait été beaucoup éclipsée, et on est alors heureux de voir que cela revient à la surface. Au départ, George était le moins bon du groupe, et c’est aux côtés de Burke qu’il va se révéler être excellent. George incarne extrêmement bien un problème commun : on peut être excellent dans son domaine, mais échouer quand même. C’est une question de chance, dirons-nous. George, grâce à Lexie convainc Webber de le laisser repasser son examen. Il va d’ailleurs embrasser sa colocataire, un baiser qui a l’air de plaire à la demoiselle.

Dans un ton plus sinistre, c’est l’histoire d’Alex, celui qui a droit à tous les malheurs de l’existence. Rebecca a un problème de la personnalité, son mari l’a abandonné il y a deux mois, et elle va finir en psychiatrie, grâce à l’intervention d’Izzie. Cette dernière hérite d’ailleurs de la clinique, Bailey acceptant enfin le fait qu’elle ne peut pas tout faire, et la confie alors à celle qu’elle juge le plus apte.
Mais restons sur Alex. Nous apprenons alors que ce qui arrive à Rebecca, Alex l’a déjà plus ou moins vécu, avec sa mère. Ce n’est pas une situation nouvelle pour lui. Alors avec un père alcoolique et violent, et une mère complètement instable psychologiquement, je crois que c’est bon, les scénaristes peuvent s’arrêter là, en ce qui le concerne. Complètement anéanti, il embrasse Izzie et lui demande de faire ça pour lui, juste une nuit. Vu l’état dans lequel il est, je pense que tout ce qu’Izzie a à faire est de rester à ses côtés.

L’épisode conclut donc une saison 4 que je qualifierais en dents de scie. Du bon et du moins bon. Ce dernier épisode joue plus dans la dernière catégorie, malgré un léger manque de rythme à l’occasion. Les histoires sont intéressantes, et presque tous les personnages évoluent et progressent. C’était alors du bon Grey’s Anatomy, celui qu’on aime voir.

On se retrouve alors pour la saison 5.