Grey's Anatomy - Here's to the Future / Now or Never (5.23 & 24 - fin de saison)

Izzie se questionne : doit-elle ou non subir une opération ? Mark envisage d’acheter une maison et souhaite emménager avec Lexie. Owen remet en cause sa place au Seattle Grace. Meredith veut épouser Derek. Bailey est acceptée dans le programme pédiatrique

Pour la fin de la saison de Grey’s Anatomy, ABC a opté pour une soirée spéciale, avec deux épisodes. Seulement, cette procédure n’était pas vraiment nécessaire, les deux épisodes étant construit indépendamment l’un de l’autre. Les cas médicaux sont donc, à l’exception d’Izzie, différents.

On ne peut pas dire que la fin se tourne vers des grands moments de bonheur, au contraire. Au milieu de ces « crises » comme les appelle Meredith (même si le terme est un peu faible pour définir la fin, mais elle ne pouvait le savoir), la jeune femme est justement, avec Derek, l’un des rares rayons de soleil. Elle veut se marier, être heureuse tant que c’est possible. En gros, en profiter. Elle a raison, et cela va se finir avec un mariage sur un post-il, car finalement, pour Meredith et Derek, l’engagement est déjà pris, ils passeront le reste de leur vie ensemble, il est alors plus question de symbolique.

Owen et Cristina sont aussi ceux qui trouvent leur route. En traversant quelques terrains minés, mais au milieu du malheur, ils réussissent à évoluer, chacun faisant la moitié du chemin vers l’autre, pour se retrouver à mi-chemin : Owen acceptant d’aller voir sa mère, de mettre enfin la guerre et l’Irak derrière lui, tandis que Cristina assume ses sentiments, le fait qu’elle ne peut pas vivre sans Owen.

Du soutien émotionnel, ils vont en avoir besoin, car comme les patients, nos chirurgiens en traversent de pénibles. Izzie hésite quant à se faire opérer ou non, prend conseil auprès d’une autre malade, revient sur ses décisions, doute. George l’aide alors à réaliser qu’elle a déjà choisi. Et lui, justement, qui, au contact d’Owen, et d’un autre militaire voulant se faire couper la jambe pour retourner en Irak, réalise qu’il veut s’enrôler dans l’armée, et s’apprête à quitter le Seattle Grace.

On ne tombe aucunement dans le tragique exagéré, étonnamment, on ne ressent aucune dramatisation poussive, comme si tout était naturel. On souffre pour Bailey quand elle vient annoncer au Chief que son mari lui a posé un ultimatum, cela entrainant alors une séparation qu’elle s’est évertuée à empêcher. Chandra Wilson est encore une fois parfaite dans cette scène, tandis que Justin Chambers continue de surprendre : Alex est émotionnellement chamboulé, cherchant à assumer la maladie de sa femme, rôle de soutien et de mari, voulant avant tout qu’Izzie vive, qu’ils puissent être tous deux heureux, alors qu’elle ne veut pas finir comme un légume.

Un patient, après avoir sauvé la vie d’une jeune femme, écrasé par un bus, défiguré occupe une partie de l’équipe médicale. Dans une autre chambre, Izzie se remet de son opération, mais est revenue avec une mémoire défaillante, de celle d’une « carotte ». Alex s’évertue à la faire fonctionner, en mettant des notes, refusant de lâcher l’affaire, pendant que quelques collègues de George veulent préparer une intervention pour le raisonner, pour qu’il n’aille pas en Irak.

Pour Izzie, on revient toujours étrangement à ce moment crucial, celui de la mort de Denny (qui refait encore une apparition), avec sa robe rose, ce passage symbole de mort pour elle, au cœur même de l’hôpital. Elle monte dans l’ascenseur, son cœur s’est arrêté de fonctionner.

Un peu plus loin, Meredith découvre que John Doe n’est pas un inconnu, mais George dont l’état empire et qui se retrouve avec Izzie, qui le voit quand les portes de l’ascenseur s’ouvrent, dans son imagination, à elle, où elle voit des fantômes.

La métaphore de l’après-vie selon l’équipe de Grey’s Anatomy a toujours été poussée à l’extrême, comme s’ils cherchaient à mettre des images sur des choses qui n’ont pas réellement d’explication, comme si à travers les hallucinations d’Izzie, il y avait moyen de montrer qu’elle et George sont entre la vie et la mort. Il n’y a qu’un pas entre l’un et l’autre… Et c’est là où nous nous arrêtons.

Peut-être y avait-il meilleure façon de conclure la saison, surtout que le second épisode se révèle inférieur au premier. Mais une chose est sûre, qu’on apprécie ou non, c’est un cliffhanger prenant, mêlant deux personnages auxquels nous sommes attachés, et laissant ainsi dans l’expectative.