Bailey fait une rapide formation de sensibilisation obligatoire à l’équipe quand celle-ci doit s’occuper d’un patient pesant 700 livres. Derek doit faire face légalement à un ancien patient l’accusant d’être responsable de la mort de sa femme. Cristina se retrouve à prendre soin de la fille d’une patiente victime d’une crise cardiaque.

Peu de patients cette semaine, et des avancées assez maigres pour les personnages. En fait, pour beaucoup, c’est plus de l’affirmation de certains sentiments déjà présents. En gros, un épisode qui sert à concrétiser plus qu’à faire évoluer.

Le cas médical prédominant de l’épisode se trouve être un patient de quasiment 700 livres, mettant à l’épreuve une partie du personnel devant s’abstenir de faire des blagues et soigner le malade. Certaines réflexions sont assez immatures, mais illustre les réactions basiques que l’on peut avoir face à une telle personne. C’est presque sans surprise de voir Alex tirer son épingle du jeu, ne pas se faire éjecter du dossier et même jouer son rôle. C’est pile le genre de cas qui sert à illustrer la complexité du personnage, entre sa nature sarcastique et son don caché pour les relations humaines. Pour une fois, en plus, cela sert à faire prendre conscience à Karev de ce que représente réellement Lexie, mais c’est surtout fait avec une subtilité qui manque parfois au programme – les parallèles patients/médecins étant devenus trop souvent peu travaillés et particulièrement évidents.

L’autre grave cas médical de l’épisode se trouve être une femme faisant une crise cardiaque, mais ce n’est pas avec elle qu’on va passer du temps, c’est avec sa fille, que Cristina va surveiller. Forcément, elle va s’attacher à la gamine, pouvant connecter avec ce que l’enfant traverse, ayant elle-même eu à affronter une situation similaire (son père étant mort quand elle était jeune). L’intention n’est pas mauvaise, surtout que l’histoire familiale de Yang n’a pas véritablement été explorée. Sa conclusion – Cristina se permettant de faiblir que devant Owen – en dit aussi très long sur la place qu’elle accorde à Hunt dans sa vie – ce qui rend encore plus fade l’aujourd’hui insupportable trio Cristina/Owen/Teddy dont on n’arrive pas à se débarrasser. Mais, malgré ces petits points positifs, le développement de cette histoire semble provoqué plus que réellement nécessaire. L’idée est là, et elle est intéressante, mais sa mise en pratique donne la sensation de remplir un épisode plus que de servir le personnage.

Pendant ce temps, Derek – quasiment toujours en costume, et n’ayant plus véritablement l’opportunité de mettre les pieds dans une salle d’opération – fait face à un procès. C’est le lot quotidien des chefs. Si ce n’est que pour rendre celui-ci émotionnellement plus fort, c’est un dossier que l’on connaît et par lequel Shephard est bien entendu touché. Pas trop de surprises de ce côté-là; cela lui complique la vie, le pousse à l’occasion dans ses retranchements, crée des conflits dans sa vie personnelle et professionnelle. Je dirais presque la routine pour Derek, qui continue d’explorer la partie négative de son travail.

Pour tout ce beau monde, ce ne fut pas de tout repos. On aurait pu penser que Callie serait épargnée par cela, mais à dire vrai, il y avait quelque chose qui devait arriver et qui mit du temps à être réellement exprimer : la rupture à venir entre Torres et Arizona. Avec l’envie de bébé planant comme l’épée de Damoclès au dessus de leur tête, il était évident qu’à un moment, elles allaient devoir se rendre à l’évidence et c’est quand Callie se fait ouvertement draguer par une patiente que la révélation se fait. Dommage que cela soit traité avec si peu de scènes et soit finalement peu présent, le couple aurait mérité d’être plus au cœur de l’épisode pour l’occasion. Il semble que les scénaristes avaient déjà fait le tour de la question et qu’il ne manquait que le point final.

En définitive, tout ceci nous donne un épisode correct de Grey’s Anatomy, ni plus ni moins.

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CaroleC
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