Grey's Anatomy - No Good at Saying Sorry (One More Chance) (5.21)

Alors que les préparatifs pour le mariage se poursuivent, Izzie reçoit la visite de sa mère, tandis que le père de Meredith et Lexie vient les voir. Le chef a une dispute avec Meredith, tandis que Cristina ne comprend pas le comportement de Hunt.

Épisode parental dans Grey’s Anatomy, que ces derniers soient présents ou non.

Izzie reçoit la visite de sa mère, Robbie, prévenue par Bailey, bien que cette dernière n’ait pas fourni de détails quant à la maladie de Stevens. La mère d’Isobel ne ressemble pas beaucoup à sa fille sur le plan de la responsabilité. Elle est assez superficielle et ne brille pas par son intelligence, si on peut dire, ce qui n’empêche aucunement sa fille de l’aimer, mais ce n’est pas forcément ce dont elle a besoin à l’heure actuelle.

Au moins, la question parentale pour cette dernière est réglée, car il est toujours difficile de concevoir l’absence de certains proches dans une telle situation. Certes, Izzie n’appelle peut-être pas sa mère, sa tante ou son oncle, mais peut-être que ces derniers décrochent leur téléphone. Tous les protagonistes ne peuvent pas ne pas avoir de relations avec leurs proches, cela serait plus qu’un gros concours de circonstances.

S’il y a bien un personnage dans la série qui a des liens avec sa famille, c’est Lexie Grey. Son père, Thatcher, refait surface, après les fameux 28 jours. J’ai bien aimé la scène où ils sont tous ensemble, avec Meredith. Cela témoigne bien des différences relationnelles. Mer en veut encore à son père, d’une certaine façon, comme elle a tendance à en vouloir à beaucoup de monde, mais son cas est assez compliqué. Pour Lexie, c’est différent, car elle a vécu avec Thatcher, il a été là pour elle, et il s’agit donc d’une réelle réconciliation, d’un proche qui l’a blessée, mais qu’elle aime. Pour elle, c’est alors l’occasion de présenter Mark à son père. Cette question occupe peu de place, mais elle était bienvenue pour le couple, pour l’insertion de Sloan dans la vie de Lexie, sur la question de l’âge et de l’appréciation parentale, qui malgré les années, a encore de l’importance pour les deux partis.

Et justement, ce dernier point se prolonge avec Callie, qui n’a plus de contact avec sa famille depuis que son père est venu la voir. Même sa sœur ne lui répond pas. Pour Torres, ce n’est pas naturel. Elle ne sait trop quoi faire. Il s’effectue ici un parallèle, avec la patiente qu’elle soigne, gravement blessée pour avoir voulu protéger son arbre, baptisé Callie, et dont la sœur souhaite au départ venir à un arrangement à l’amiable avec la compagnie qui a détruit les arbres et blessé sa sœur. Cela  va bien entendu évoluer, avec l’idée qu’il faut tenir tête, respecter ce qu’on est, et se battre dans ce sens, poussant ainsi Callie à en venir à la conclusion, que, même pour des raisons financières, elle ne peut mentir à sa famille. Ils doivent l’accepter pour ce qu’elle est.

Sur le plan relationnel, nous avons donc un approfondissement des liens entre Meredith et le Chief, dont je ne suis pas particulièrement friande. Disons que l’intervention de la jeune femme dans la vie de ses patients m’a semblé très limite, et à peine remis en cause sur le plan moral. Ce qui pousse le Chief à la remettre à sa place est à peine les raisons d’éthiques. Absorbée par l’idée d’explorer leurs relations plus familiales que professionnelles, la scénariste, Krista Vernoff, passe à côté du dilemme moral. Meredith empêche une petite fille de faire ses excuses à son père, sur ordre de sa mère, avant que ce dernier aille en chirurgie, après s’être fait plusieurs fois tiré dessus par son enfant, car il faisait régulièrement preuve de violence. Alors bien sûr, l’évolution nous mènera à la conclusion adéquate, mais imaginons que Hunt et George n’aient pas réussi à sauver le père, 10 ans plus tard, il y a fort à parier que la gamine ne s’en remettra jamais, et cela aurait été la faute à Meredith Grey. C’est donc traité avec beaucoup trop de simplicité. Il aurait fallu opter pour un cas médical un peu moins tortueux, plus basique, si cela ne devait servir qu’à faire évoluer la relation entre les deux médecins.

Cristina et Hunt sont un peu à l’écart de tout cela ces derniers temps, mais continuent leur bout de chemin à l’aide de quelques saynètes. Il n’y a pas grand-chose à dire de leur côté, une progression naturelle et presque parfaite, en osmose avec les personnages.

L’épisode contient de bons développements qui servent assez bien la plupart des protagonistes, et d’autres trop faciles. Malgré cela, on ressent bien que nous approchons de la fin de la saison, et que nous sommes dans un petit moment de pause avant le grand final. Il ne reste que 3 épisodes.

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CaroleC
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