À cause de son traitement, Meredith a des problèmes pour voir. Marc cherche à imposer son opinion auprès de Callie et Arizona, et April tente de faire changer d’avis le Dr. Stark au sujet d’un patient.

Romances, conflits et obstacles vont bon train au Seattle Grace, et c’est tant mieux, car pour le coup, nous avons le droit à un épisode de Grey’s Anatomy qui promet pour la suite. On fait exception de Teddy, là pour le cas médical, ce qu’elle fait bien, mais qui reste encore en retrait. Dommage, dommage, il y a tant à faire avec Teddy et si peu de minutes accordées à sa personne.

Enfin, la grosse surprise, c’est April et le Dr. Stark ! Oui, la série se décide enfin à utiliser Peter MacNicol comme il se doit, et sa demande de rendez-vous est à la fois drôle et touchante, clairement à l’image de celle qui la reçoit. Qui aurait pensé à cette combinaison improbable, mais où le duo d’acteurs semble avoir été pensé pour cela ?

Il n’y a par contre rien de surprenant à voir Lexie et Avery prendre cette route, déjà évoquée, abandonnée et ranimée. Marc fut l’obstacle continuel à un possible développement émotionnel entre les deux jeunes gens, et son rôle de père semble avoir fourni l’ouverture nécessaire pour pousser Lexie (temporairement ?) dans une autre direction. En espérant que nous tenons là l’opportunité de sortir Jackson de son rôle de bellâtre en déplacement (les dialogues visant son physique et son sourire usent légèrement).

La grossesse de Callie a un impact, et il apparaît dans ce Not Responsible qu’il est plus pertinent sur tout le monde, sauf sur le couple. Entre Marc déterminé à ce qu’on l’écoute, Cristina et Owen se disputant au sujet du possible avenir familial, et la future pression évidente pour Derek et Meredith qui n’arrivent pas à concevoir, les personnages sont à un stade de leur existence où bébé fait parti des discussions, mais où il y a multiples possibilités d’aborder la question. Malheureusement pour Arizona, le soupir de Callie est à l’image de ce qu’on peut ressentir quand elle remet les pieds dans le plat sur cette dynamique triangulaire qui n’est pas la plus concluante et qui n’a pas besoin qu’elle nous le rappelle. C’est même plutôt l’inverse, pour qu’on puisse aller de l’avant, ce qui est préférable.

Il  nous reste le Chief et Adele, couple d’une autre génération, affrontant un tout autre problème, celui du temps et de ce qui peut venir avec. Richard se refuse à voir ce qui lui pend au nez, et c’est Bailey qui prend en charge sa femme et doit alors le pousser vers Derek. Voilà une intrigue qui promet d’être teintée de tristesse, mais qui mérite bien d’être explorée, surtout que l’histoire du couple n’est pas exempte d’épreuves passées difficiles qui pourraient ressurgir à cause de l’état de santé de Adele.

Grey’s Anatomy parvient très bien à articuler au sein de cet épisode toutes ces histoires, trouvant des échos dans celles des autres, qu’il s’agisse des médecins ou des patients. Les dynamiques sont particulièrement efficaces (la scène sur le toit entre Marc, Derek et Owen est excellente !) et la plupart des combinaisons fournissent des palettes émotionnelles différentes – entre humour, colère, ressentiment, et mélancolie.

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CaroleC
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